La fréquentation touristique de Paris et sa région a battu tous les records en 2018
Paris et l'Ile-de-France ont accueilli 50 millions de visiteurs l'an dernier, un record selon le Comité régional du Tourisme. Seul bémol : un ralentissement en fin d'année à cause des manifestations des gilets jaunes.

"C'est une année exceptionnelle pour l'activité touristique" de Paris et de l'Ile-de-France. Eric Jeunemaitre, président du Comité régional du Tourisme Paris Région a dévoilé ce jeudi un bilan 2018 de tous les records. Jamais la barre des 50 millions de visiteurs n'avait été franchie.
Dans le détail, les arrivées hôtelières (35 millions) ont progressé de 3,6% par rapport à 2017 grâce à un afflux de touristes étrangers : 1,4 million de plus que l'année précédente (+8,7%). Avec 17,5 millions d'arrivées, la clientèle française a légèrement reculé (-1,1%) devenant pour la première fois légèrement minoritaire. Si les Américains restent les plus nombreux à venir visiter la capitale (2,8 millions), les Italiens (+27,5%), les Japonais (+18,5%), et les Espagnols (+16,1%) sont massivement revenus l'année dernière.
Tous les indicateurs sont au vert
Les retombées économiques du tourisme ont logiquement augmenté en 2018, avec 21,5 milliards d'euros de recettes contre 19,2 milliards en 2016.
Le taux d'occupation moyen des hôtels retrouve même, avec 76,5%, son niveau d'avant les attentats de 2015. Sauf au mois de décembre, où les manifestations hebdomadaires des gilets jaunes ont entraîné de nombreuses annulations de séjours, qui ont fait chuter le taux d'occupation des hôtels de 2 points et demi. L'hôtellerie a néanmoins vu son chiffre d'affaires annuel progresser de 7,8% (hôtels haut de gamme) à 14,4% (hôtels économiques).
Une rechute en 2019 ?

En revanche, le début 2019 est en morose. Les manifestations hebdomadaires à répétition des gilets jaunes à Paris ont des répercussions sur le prix des chambres d'hôtel et leur remplissage. Les professionnels de l'hôtellerie s'attendent à souffrir sur les quatre premiers mois de l'année. Une tendance confirmée par les prévisions des réservations de billets d'avion dans les aéroports parisiens. Elles tablent sur un recul de 6% entre février et avril, par rapport à la même période de 2018.