Économie – Social

La Gironde prépare l'hiver : près de 1 000 places d'hébergement d'urgence bientôt disponibles

Par Martin Cotta, France Bleu Gironde lundi 28 octobre 2013 à 15:48

Le 115 de plus en plus sollicité
Le 115 de plus en plus sollicité © Maxppp

Deux cents lits de plus par rapport à 2012 vont être déployés sur le département pour faire face au prochain hiver. D'après certains observateurs, cette saison sera la plus froide de ces 100 dernières années en France.

Depuis 2011 le nombre de places supplémentaires dans les différents centres d'hébergement d'urgence ne cesse d'augmenter en Gironde. Il y en avait 700 il y a deux ans, pour le prochain hiver il y en aura près de 1 000 (990 précisemment) . "Nous faisons cette année un effort sans précédent ", se félicite Michel Delpuech le Préfet de la Gironde qui présentait ce lundi le plan hivernal 2013-2014.

Il n' y a a priori aucune création nouvelle de centre, simplement une augmentation de la capacité d'accueil (+ 40 %) . Parmi les lieux qui accueilleront le plus de personnes en difficulté : le gymnase Palmer à Cenon. Il en accueillait 50 l'année dernière et disposera de dix lits supplémentaires. "Ce sont surtout les «grands errants» qui viendront ici " , explique Isabelle Pantabrère la directrice départementale de la cohésion sociale.

Ces "grands errants" sont souvent des hommes assez jeunes accompagnés de leur chien. "Mais parce qu'ils se sont coupés très tôt de leur famille, qu'ils sont aussi addictes de certaines drogues, ils refusent d'avoir un lit au chaud dans un centre et préfèrenr rester dans les rues même s'il fait très froid ", note Isabelle Pantabrère.

"Il va falloir équiper, recruter, organiser ... pas une mince affaire"

Seul hic pour les associations d'hébergements d'urgence : elles manquent de temps pour s'organiser. Ainsi il manquerait une centaine de bénévoles en Gironde pour servir les repas le soir et accueillir les sans domiciles fixes. Des bâtiments vides pour l'instant doivent encore être équipés en électricité, en lits et en douches du côté de Mérignac par exemple.

Les associations sont-elles satisfaites ?