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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Une détresse psychologique" des restaurateurs dans la Loire pour le président de l'UMIH de la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les commerces rouvrent demain mais beaucoup restent encore sur le carreau, principalement les restaurants et les bars.

alexandre cipriani
alexandre cipriani © Radio France - corine madec

Les commerces qui n'ont pas le droit de rouvrir manifestent cet après midi à 15h30 Place Jean-Jaurès à Saint-Étienne. Les bars, les restaurants et tous ceux qui ont des activités en intérieur. Le patron de l'Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie dans la Loire était l'invité de France Bleu à 7h46.

Invité : Alexandre Cipriani, président de l'UMIH dans la Loire.

France Bleu Saint-Etienne Loire - Naturellement, vous ne partagez pas l’enthousiasme des commerçants qui vont rouvrir demain ?

Alexandre Cipriani : Pour nous cela s'éloigne encore. On nous a annoncé le 20 janvier et on voit les fêtes de fin d'année nous passer sous le nez. 

Vous avez toujours joué le jeu dans la restauration. Aujourd'hui il n'y a rien qui justifie que vous soyez mis à l'écart des allègements ?

Rien ne le justifie car jusqu'à présent on a essayé de respecter les gestes barrières. Tous les professionnels ont fait des efforts pour se mettre en conformité dans les établissements mais on est encore fermés aujourd'hui. On porte le masque quand on circule dans le restaurant, à l'entrée et à la sortie mais c'est vrai que pour manger on ne porte pas le masque. Cet après-midi c'est une manifestation de colère et pour dire que nous voulons travailler. On est pas là pour faire l’aumône ou réclamer des aides.

Vous avez des exemples de restaurant qui déjà savent qu'ils ne rouvriront pas en janvier ou c'est un peu tôt et chacun s'accroche ?

Tout le monde essaie de s'accrocher mais quand on discute avec les comptables on se rend bien compte que certains d'entre nous n'arriveront pas à surmonter cette crise. Nous ne bénéficions pas forcément d'aides et d'exonérations. Les choses sont décalées et à un moment il faudra rembourser les dettes et c'est à ce moment là que ce sera compliqué pour les professionnels. Il y a aussi la question des discothèques qui ne travaillent pas depuis 9 mois, les bars qui n'ont pas de perspective de réouverture. C'est pire encore pour les hôtels dont on parle peu. Ils sont ouverts mais ils n'ont pas de clients. Ils n'ont même pas le droit au dispositif d'aides.

Quel est l'état d'esprit qui vous anime aujourd'hui. De la colère on l'a dit mais aussi de la fatigue ?

Il y a plusieurs choses qui s'accumulent. Des jours ça va être de la colère, d'autre de la fatigue. Une fatigue psychologique. On ne sait pas où on va. On ouvre. On referme. On se débat avec la vente à emporter mais finalement on se rend compte que ce n'est pas très rémunérateur même si cela permet de rester en lien avec nos clients. Il y a plusieurs sentiments mêlés. Il y a une grosse détresse psychologique.

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