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Économie – Social

La Grèce et ses créanciers ont "trouvé un accord" pour un nouveau plan d'aide

mardi 11 août 2015 à 8:49 - Mis à jour le mardi 11 août 2015 à 15:00 France Bleu

Après plusieurs semaines de discussions, la Grèce et ses créanciers sont parvenus ce mardi matin à trouver un accord sur les conditions de mise en place d'un troisième plan d'aide au pays, a annoncé une source interne au gouvernement grec. "Des détails secondaires" restent toutefois à régler, et surtout, il faut encore qu'un accord politique soit conclu.

Le ministre grec des Finances, Euclide Tskalotos
Le ministre grec des Finances, Euclide Tskalotos © MaxPPP

C'est désormais chose faite, selon une source gouvernementale : un accord est conclu, qui permettra la mise en place d'un troisième plan d'aide à la Grèce. Pour obtenir cet accord, la Grèce aurait accepté de mener immédiatement pas moins de 35 réformes, dans tous les secteurs de l'économie, selon un journal grec, sans plus de précisions.

Ce plan d'aide, le troisième depuis 2015, représente environ 85 millions d'euros pour la Grèce . Elle a besoin très rapidement – avant le 20 août – d'une première tranche de 25 milliards d'euros , dont 10 milliards pour recapitaliser les banques, et surtout pour rembourser 3,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance, que le pays doit à la BCE. 

"Un ou deux détails" à régler dans la journée

Depuis l'accord trouvé entre Athènes et l'Eurogroupe le 13 juillet dernier sur le principe d'un nouveau plan d'aide, les négociations se sont enchaînées pendant de longues semaines, et plus particulièrement depuis samedi , pour fixer les termes de ce nouveau plan, dans lequel les créanciers seront l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et le Mécanisme européen de stabilité.

A la sortie de l'hôtel où se déroulait les négociations, le ministre grec des Finances, Euclide Tskalotos, a toutefois précisé qu'il restait encore "un ou deux détails" à régler dans la journée. Ces détails concerneront en particulier l'une des contreparties exigées par les créanciers , c'est-à-dire la mise en place d'un fonds de privatisation. 

Vers un vote du parlement jeudi ?

La Commission européenne a tempéré l'annonce en rappelant que l'accord obtenu ce mardi est "un accord au niveau technique" dont les détails sont en cours de finalisation, et qu'il faudra ensuite "un accord au niveau politique" . Une réunion téléphonique des ministres des Finances doit avoir lieu ce mardi après-midi.

L'accord pourrait être soumis au Parlement grec dès mardi après-midi également, pour le faire voter jeudi. Mais il pourrait se heurter à l'avis de l'Allemagne : Angela Merkel préfèrerait attendre encore quelques jours pour monter un accord "solide" , quitte à accorder à la Grèce un prêt-relais dans les prochains jours pour lui permettre d'honorer l'échéance du 20 août.