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Économie – Social

La grève se poursuit autour de la prime Macron à l'Adapei des Deux-Sèvres

lundi 25 mars 2019 à 4:20 Par Rivière Isabelle, France Bleu Poitou

Les salariés de l'ADAPEI des Deux-Sèvres sont en grève depuis le 14 mars. L'intersyndicale réclame le versement d'une prime Macron. La direction accepte de verser 250 euros, mais elle refuse de payer les heures de grève. Le conflit s'enlise.

Les salariés de l'ADAPEI en grève dans les Deux-Sèvres
Les salariés de l'ADAPEI en grève dans les Deux-Sèvres © Radio France - @Cécile Pernet

Niort, France

Toujours pas de sortie de crise en vue à l'ADAPEI des Deux-Sèvres. Cette association d'utilité publique, qui emploie plus d'un millier de personnes, (-pour la plupart des éducateurs-) s'occupe d'accompagner des personnes handicapées en instituts, maisons, établissements ou foyers d'accueil (IME, pour les plus jeunes, maison d'accueil spécialisé (MAS) pour les adultes, ESAT, centres d'insertion par le travail etc...).

De 400 à 250 euros

Des personnels qui, au vu des bons bilans financiers de l'ADAPEI, demandent à bénéficier de la fameuse prime Macron, une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée de charges sociales mise en place en réponse au mouvement des gilets jaunes. Date limite de versement : le 31 mars au plus tard. Pour appuyer leur demande, les syndicats ont appelé à la grève, un mouvement qui dure depuis le 14 mars déjà. 

La direction refuse de payer les jours de grève

Après d'âpres négociations, les syndicats qui demandaient 400 euros à la base, ont accepté de baisser leur demande à 250 euros. La direction est d'accord mais elle refuse en outre de payer les jours de grève. 

Laurent Mathieu, directeur général de l'Adapei des Deux-Sèvres s'en explique : "Moralement, on ne peut pas laisser croire qu'une grève n'a pas de coût. _La grève a un coût !_" Et puis, pour lui, les syndicats ont dépassé la limite :

Il y avait un consensus oral entre l'intersyndicale et nous qui consistait à dire que la grève n'entraverait pas le bon fonctionnement des établissements, or nous nous sommes retrouvés un jour avec deux établissements sans personnels, alors que nous nous occupons de personnes polyhandicapées."

Pour les syndicats, c'est la direction qui a joué la montre. Aujourd'hui, ils envisagent d'écrire une lettre ouverte aux familles pour leur expliquer la situation. Pas question de prendre les patients en otage mais il faut que la direction reconnaisse les efforts et l'implication des salariés dans les nouveaux projets. 

"La colonne vertébrale de l'adapei, c'est les salariés"

"Le directeur est contre les primes et il nous l'a dit", raconte Céline Pernet, déléguée CFDT. "Pour lui, les salaires suffisent. Les gens à temps partiel ont des petits salaires, c'est un fait", nous a-t-il dit. Pour la représentante syndicale, il est impensable que le directeur reste insensible à notre situation. 

On s'occupe de gens en situation difficile. On a un vrai savoir faire. La colonne vertébrale de l'adapei, c'est les salariés. On a besoin de reconnaissance, besoin d'une reconnaissance de notre savoir-faire." - Céline Pernet, déléguée CFDT