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Économie – Social

La guerre se poursuit entre les taxis de Barcelone et des Pyrénées-Orientales

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Par , France Bleu Roussillon

Nouvel épisode dans la guerre entre les taxis Catalans du Sud et les taxis des Pyrénées-Orientales. Mardi dernier, un taxi de Perpignan est resté immobilisé pendant 26 heures à Barcelone par la police locale. Les autorités lui reprochent d'être allé chercher des clients à l'aéroport de Barcelone.

Laurent, chauffeur de taxi à Perpignan, est resté bloqué 26 heures à Barcelone
Laurent, chauffeur de taxi à Perpignan, est resté bloqué 26 heures à Barcelone - Fnat 66

Pyrénées-Orientales, France

Les taxis des Pyrénées-Orientales sont de nouveau très remontés contre leurs homologues de Barcelone. Mardi dernier, un taxi de Perpignan est resté bloqué 26 heures à Barcelone. Il venait récupérer plusieurs clients qui ont réservé une course. Il a été contrôlé par la police locale, qui lui a expliqué qu'il n'avait pas le droit de prendre des clients à l'aéroport.

Sa voiture a été bloquée pendant 26 heures et il a du payer 2.800 euros d'amende pour repartir. De quoi susciter la colère des syndicats de taxis des Pyrénées Orientales, pour eux les taxis français devraient pouvoir venir chercher des clients à l'aéroport de Barcelone.

De nombreux incidents entre les taxis de Barcelone et ceux des Pyrénées Orientales

Mardi dernier, Laurent vient pour la première fois chercher des clients à l'aéroport de Barcelone. En quittant l'aéroport, il est contrôlé par la police : "En sortant du parking, j'avais la police en pleine milieu de la voie qui m'ont demandé de me mettre sur le bas-côté et de présenter les papiers du véhicule et de réservation transport. Je n'étais pas inquiet, j'étais en règle selon moi, c'était un contrôle de routine.

Ça a pris plus du temps et il m'a dit "je vous fais une faveur si vous me payez l'amende je vous laisse repartir avec taxi et cinq personnes." Pour moi, c'est du marchandage et j'ai perdu une journée de travail, mon entreprise doit supporter l'excès de zèle de gens qui ne devraient pas en faire."

Sauf qu'en réalité, la police catalane applique sa réglementation. Pour Jean Claude Berceau, taxi à Barcelone, ce sont les français qui ne sont pas forcement au courant des règles locales : "La loi est assez claire, les taxis qui peuvent prendre des clients à Barcelone et à l'aéroport sont les taxis de Barcelone, les jaunes et noirs. On a une aire métropolitaine sur 22 kilomètres et on ne peut pas aller à la frontière encore moins à Perpignan. Aucun taxi ne prend de client à la frontière, ce n'est pas possible c'est en dehors de l'aire métropolitaine."

Ce chauffeur de taxi de Barcelone serait d'ailleurs d'accord pour mettre en place un accord et permettre aux taxis espagnols et français de prendre librement des clients de part et d'autre de la frontière. Pour ce cas précis, la Fédération Nationale des Artisan du Taxi en Occitanie a fait appel à la Préfecture pour contester l'amende et demande un accord avec Barcelone pour éviter ce genre de désagréments. 

Un flou juridique au niveau européen

Le flou persiste en effet sur la possibilité pour des taxis de Perpignan de prendre des clients à Barcelone. Régulièrement, les taxis des Pyrénées Orientales sont pris à partie par des taxis locaux ou même par la police locale. La réglementation en Espagne est différente de celle appliquée en France. Contrairement aux taxis français, les taxis espagnols ont chacun une zone dans laquelle ils peuvent prendre des clients. Les chauffeurs de taxis de Barcelone, par exemple, ne peuvent pas prendre de clients en dehors d'une zone qui s'étend à 20 kilomètres de Barcelone. Ils ne peuvent donc pas prendre de clients à la frontière et encore moins à Perpignan. En revanche, ils ont l'exclusivité à Barcelone, seuls les taxis noire et jaune peuvent réceptionner des clients. Ce qui pourrait expliquer que des taxis des Pyrénées Orientales sont chahutés, huées voir même arrêtés quand ils viennent chercher des clients à l'aéroport de Barcelone. Mais la même interdiction est appliquée aux autres taxis étrangers. Les syndicats français se réfèrent eux à la législation européenne. 

Face à ces incidents à répétition, la Préfecture s'est penchée sur la question. Il existe un flou juridique au niveau européen et aucune mention des taxis dans la loi. Le Préfet a donc décidé de prendre le dossier en main et va proposer un accord pour permettre aux taxis espagnols et français de prendre des clients de part et d'autre de la frontière. En 2012, un accord avait été trouvé entre l'aéroport de Gérone et les syndicats de taxis des Pyrénées-Orientales pour permettre à chacun de prendre des clients de part et d'autres de la frontière. Les syndicats français et la préfecture espèrent donc mettre en place ce même accord avec l'aéroport de Barcelone

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