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La Halle : "De la sueur, du sang, et maintenant des larmes", quel avenir pour les 489 salariés berrichons ?

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L'inquiétude toujours vive dans l'Indre : les dépôts logistiques d'Issoudun et de Montierchaume sont menacés de fermeture. Près de 500 salariés pourraient rester sur le carreau. Une marche solidaire a réuni les salariés, les citoyens et de nombreux élus locaux à Châteauroux ce samedi.

Une délégation d'élus locaux et syndicaux a été reçue par la Préfecture pour évoquer le cas de La Halle Une délégation d'élus locaux et syndicaux a été reçue par la Préfecture pour évoquer le cas de La Halle
Une délégation d'élus locaux et syndicaux a été reçue par la Préfecture pour évoquer le cas de La Halle © Radio France - Elodie Rabelle

Les dépôts logistiques d'Issoudun et de Montierchaume sont menacés de fermeture. Près de 500 salariés pourraient perdre leur emploi. Les repreneurs potentiels n'ont plus que quelques jours pour améliorer leur offre. Ce samedi, une marche solidaire a réuni les salariés, les citoyens et de nombreux élus locaux dans les rues de Châteauroux. 

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De la sueur, du sang... et maintenant des larmes 

Voilà le slogan de cette seconde mobilisation de soutien aux salariés de La Halle. Frédéric Carrias, représentant de l'intersyndicale, est en tête de cortège, il dresse ce constat : "On verse des larmes oui, parce-qu'on va perdre beaucoup plus qu'un boulot."

En effet, la majorité des 489 salariés des dépôts logistiques de Montierchaume et d'Issoudun cumule plus de 20 ans d'ancienneté. 

Je perds plus qu'un travail, je perds ma deuxième famille.

Munie d'une pancarte "Je suis la Halle", Valérie, 49 ans exprime toute sa colère et son désespoir : "Ça fait 25 ans que je travaille à La Halle, à Issoudun, mes collègues, c'est ma deuxième famille. C'est plus qu'un boulot, c'est une vie. Une vie passée à travailler... pour finir au chômage ?! Je ne veux pas, j'ai toujours travaillé, je refuse de devenir un cas social !"

Les élus locaux : un dernier espoir

Leurs espoirs se tournent désormais vers les élus locaux venus en nombre. Parmi eux, Frédérique Gerbaud, sénatrice LR de l'Indre : "Il faut absolument se battre pour faire pression sur les repreneurs pour obtenir de meilleures offres, et sur l'Etat pour obtenir des compensations. Les repreneurs peuvent encore améliorer leur offre de reprise : il reste quelques jours encore pour déposer des propositions au Tribunal de Commerce de Paris.

La pression, le maire d'Issoudun, André Laignel l'a déjà mise : il a alerté le Premier Ministre il y a deux semaines : "On a tout de même l'impression qu'entre le département et le national, il n'y a rien qui se passe !" déplore l'édile, par ailleurs premier vice-président délégué de l'Association des Maires de France. 

Prochaine étape : en appeler à la responsabilité de Bercy et de la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

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