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En Haute-Garonne, les entreprises maintiennent un niveau élevé de chômage partiel

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Par , France Bleu Occitanie

29 809 demandes de chômage partiel ont été déposées en Haute-Garonne depuis le 1er mars 2020. Le dispositif concerne, début juin, près de 330 000 salariés et place le département à la 9e place de ceux qui en ont eu, jusqu'à maintenant, le plus recours sur l'ensemble du territoire.

Avec près de 30 000 demandes déposées depuis le 1er mars 2020, la Haute-Garonne est l'un des départements où les entreprises ont eu le plus recours au dispositif de chômage partiel.
Avec près de 30 000 demandes déposées depuis le 1er mars 2020, la Haute-Garonne est l'un des départements où les entreprises ont eu le plus recours au dispositif de chômage partiel. © Radio France - Léa Guedj

Effet d'aubaine ou indicateur d'inquiétude, le chômage partiel reste très utilisé par les entreprises en Haute-Garonne. Avec l'Hérault et le Gard, c'est le département qui a eu le plus recours au dispositif depuis début mars et le début de la crise sanitaire du coronavirus en Occitanie. 329 737 salariés haut-garonnais y sont soumis, principalement dans les secteurs spécialisés scientifiques et techniques, dans le commerce et dans la construction. "C'est la preuve que les entreprises réfléchissent à garder ce qui fait leur richesse : le travail et le savoir-faire des salariés", salue Cédric Caubère, le secrétaire général de la CGT 31. Même discours au MEDEF. Son délégué général en Haute-Garonne, Sébastien Vignette assure que ce sont d'abord les plus petites structures qui y ont eu recours, et jamais de gaité de coeur. Le responsable de la CGT pointe aussi du doigt les revers du dispositif. "On a aussi des entreprises qui trouvent un effet d'aubaine et qui profitent du système de chômage partiel", regrette le responsable syndical qui demande que les inspecteurs du travail aient plus de moyens pour intensifier leurs contrôles. 

Inquiétudes majeures pour les sous-traitants aéronautiques

Ce que les derniers chiffres publiés par le service statistique du ministère du Travail révèlent, c'est l'inquiétude qui pèse sur les salariés de la filière aéronautique. "C'est vraiment ce point-là qui nous alerte", précise Alexandra Nougarède, secrétaire régionale du SNU FSU, le premier syndicat à Pôle Emploi Occitanie. Avant d'ajouter : "les annonces du gouvernement sont très attendues pour ce secteur parce que ce sont là que les inquiétudes résident". La première preuve réside dans les négociations qui viennent de commencer autour d'un accord de performance collective chez Derichebourg pour tenter de réduire la menace qui pèse sur 700 emplois.

Si le maintien d'un fort taux de chômage partiel ne permet pas de se prononcer sur la pérennité des emplois, le nombre d'offres disponibles est en net recul depuis le début du déconfinement. Durant la dernière semaine de mai, on ne note que 78% du niveau d'offres présentes avant le confinement. La déléguée syndicale de Pôle Emploi Occitanie raconte recevoir des sollicitations de certains salariés aujourd'hui au chômage partiel qui s'inquiètent de compter, prochainement, parmi les chômeurs longue durée à l'avenir encore plus incertain.

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