Économie – Social

Nord : la justice ordonne la réintégration d'un cadre licencié par Bombardier

Par Eric Turpin, France Bleu Nord mercredi 24 août 2016 à 14:36

Manifestation contre le licenciement de José Dessily. Les ouvriers bloquaient la rue le 6 juin 2016
Manifestation contre le licenciement de José Dessily. Les ouvriers bloquaient la rue le 6 juin 2016 © Maxppp - Thomas LO PRESTI

Le conseil des Prud'hommes de Valenciennes a ordonné mercredi la réintégration de José Dessily, un cadre de l'entreprise Bombardier licencié en juin dernier après une grève.

José Dessily est réintégré à son poste. Ce cadre de l'entreprise Bombarbier à Crespin dans le Nord avait été licencié en juin dernier par la direction de l'usine après une grève. Il avait saisi le conseil des Prud'hommes de Valenciennes qui lui a donné gain de cause ce mercredi.

Le conseil des Prud'hommes a jugé « nul le licenciement de José Dessilly, cadre de l'entreprise Bombardier, proche de la retraite et reconnu pour ses compétences, notamment des grands clients comme la RATP ou la SNCF », a indiqué le secrétaire départemental du PCF, Fabien Roussel, dans un communiqué.

Le 7 juin dernier la direction lui avait reproché dans sa lettre de licenciement d'avoir "entravé la libre circulation des biens et des personnes et la liberté du travail en bloquant l'accès au site" pendant une grève en soutien à un salarié mis à pied à laquelle participait 400 personnes.

José Dessily sera réintégré le 3 septembre et la direction devra lui verser le salaire dont il a été privé depuis son licenciement, a précisé Ludovic Bouvier, responsable régional des métallurgistes CGT. En cas de licenciement jugé abusif par les tribunaux, les salariés concernés sont indemnisés mais rarement réintégrés.

"On est heureux pour José", se réjouit Michel Poce, délégué CGT chez Bombardier

La direction prend acte et fait appel

La direction de l'usine Bombarbier de Crespin prend acte de la décision et annonce qu'elle réintégrera le salarié. Parallèlement, elle décide de faire appel, estimant que la grève du 6 juin dernier était illégal.