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La livraison et les repas à emporter pour sauver les restaurants limousins

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu Limousin

Depuis le début du confinement, comme la plupart des commerces, les restaurateurs doivent rester portes closes. Pour continuer à nourrir les Limousins, mais aussi pour tenter de faire entrer un peu d'argent, ils sont de plus en plus nombreux à se mettre à la vente à emporter.

Pour déguster un plat de restaurant, il faudra attendre la fin du confinement ou passer par la vente à emporter
Pour déguster un plat de restaurant, il faudra attendre la fin du confinement ou passer par la vente à emporter © Radio France - Franck Daumas

En temps normal, le restaurant routier "L'Étape Creusoise", situé à Saint-Vaury, au bord de la N145, sert 140 repas tous les jours. Ces jours-ci, "nous n'en faisons qu'une quarantaine", regrette le patron Jean-Luc Aubrun. Au début du confinement, l'établissement a fermé ses portes. Il les a rouvert une grosse semaine plus tard, sur demande de la mairie et de la préfecture, car les routiers avaient besoin d'accéder à des douches et des toilettes.

Depuis, le restaurant s'est adapté. Sur les neufs personnes qui travaillent en général à temps plein, seules deux sont encore présentes, à mi-temps. Le restaurant propose un menu, à emporter, que les chauffeurs de poids-lourds peuvent commander au bar, avant de manger dehors ou dans leur cabine. "Nous ne faisons pas ça pour sauver les meubles, assure Jean-Luc Aubrun, mais pour aider les routiers. C'est eux qui nous font travailler toute l'année, donc on ne peut pas les laisser sans manger et sans accès aux sanitaires. S'ils ne roulent pas, le pays va vite être paralysé."

Une importante perte de chiffre d'affaire

Côté trésorerie, il faut serrer les dents. Le montant des indemnités pour le chômage partiel est plus bas que ce que Jean-Luc Aubrun attendait, il faut donc piocher dans les réserves. Le patron espère attirer davantage d'ouvriers, pour des repas le midi, là aussi à emporter.

À Blessac, aussi, le coup financier se fait sentir. Au "Relais des forets", Dominique Aiache prépare donc, du lundi au vendredi, un plat du jour à cinq euros, ainsi que plusieurs plats à dix euros : "un plat avec légume à cinq euros, mais aussi du fondu creusois, des burgers, du poulet pané, de la truffade... nous avons aussi plusieurs plats de la carte, sur réservation. L'idéal, pour nous, serait que nous ayons davantage de commandes la veille pour le plat à cinq euros, car on ne peut pas se permettre d'en produire beaucoup, si c'est pour ensuite les jeter."

Les quelques repas vendus chaque jour permettent tout juste de couvrir le loyer, rien de plus. L'hôtel devait être plein ce mois-ci, des clients qui, en majorité, prennent leur repas au restaurant. Bien sûr, aucun n'est venu. "On a économisé un peu de trésorerie, mais on se bat tous les jours, décrit Dominique Aiache. Pour que l'entreprise survive, il faudrait qu'on fasse mille euros par jour. C'est impossible en ce moment." Dès le début du confinement, l'établissement a proposé ces repas à emporter. La solidarité a pris le relai, pour aider le seul commerce de la commune et les habitants commandent régulièrement des repas.

Ceux qui s'en sortent bien

Pour certains, toutefois, le confinement se révèle presque comme une aubaine financière. C'est le cas de David Waldmann, qui tient "My Sushi Truck", un camion spécialisé dans les sushis. Avant la quarantaine, il installait son food truck dans une ville, un festival, un évènement... et les clients venaient à lui. Désormais, il prend les commandes par téléphone ou via sa page Facebook, puis il effectue les livraisons sur la Creuse et la Haute-Corrèze.

"Au début du confinement, il m'a fallu une bonne semaine pour être sûr de bien comprendre les règles, détaille David Waldmann. Je ne savais pas trop si j'avais le droit de continuer mon activité, j'ai passé des coups de fils à la préfecture, aux gendarmes... Finalement, il s'est avéré que je pouvais continuer." Au mois de mars, il a eu besoin des aides de l'État. En revanche, en avril, il n'en fera pas la demande, car le mot est passé et désormais les commandes affluent.

"Quasiment les trois quart des personnes que je livre ont peur de sortir, ils sont donc contents d'être livrés, explique David Waldmann. Ensuite, il y a un élan de solidarité vers les petites entreprises comme la mienne. Et puis je couvre une zone où la livraison n'existe quasiment pas, d'autant plus pour les sushis. Les clients ont donc sauté sur l'occasion." Et ça marche tellement bien qu'il faut attendre plusieurs jours avant de pouvoir recevoir une commande !

Les coordonnées

Si vous souhaite commander auprès des restaurants mentionnés ci-dessus, voici les coordonnées.

Pour joindre L'Étape Creusoise, à Saint-Vaury, composez le 05.55.80.14.56

Pour joindre le Relais des Forets, composez le 05.55.66.15.10

Pour joindre My Sushi Truck, préférez Facebook et les messages privés, David Waldmann répond vite. Vous pouvez aussi vous rendez sur son site internet

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