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Économie – Social

EN IMAGES - La "marche de la colère" réunit des milliers de policiers à Paris

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

La "marche de la colère" organisée ce mercredi à Paris a réuni 22.000 personnes selon les syndicats de police. Une vingtaine d’organisations et d’associations avaient appelé les policiers à défiler pour défendre leur régime de retraite et alerter sur leur mal-être et leurs conditions de travail.

Des milliers de policiers ont défilé à Paris ce mercredi 2 octobre 2019
Des milliers de policiers ont défilé à Paris ce mercredi 2 octobre 2019 © Radio France - Nathanaël charbonnier

Cela fait 20 ans qu'une telle mobilisation unitaire n'avait pas eu lieu. 22.000 personnes, selon les syndicats, ont manifesté ce mercredi à Paris pour alerter sur la dégradation des conditions de travail des policiers et défendre leur régime de retraite. Une mobilisation marquée notamment par l'irruption d'une vingtaine de "gilets jaunes" venus dénoncer les violences policières avant d'être exfiltrés par les gendarmes.

52 masques blancs pour les 52 policiers qui se sont donné la mort

En tête du cortège parti de Bastille aux alentours de 13h30 pour rejoindre la place de la République au centre de la capitale, 52 policiers ont défilé avec un masque blanc sur le visage, symbolisant les 52 suicides de fonctionnaires depuis le début de l’année. Le syndicat unité SGP police a également organisé un "die-in" filmé par les reporters et internautes présents.

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, le nombre de policiers qui se sont donné la mort est en hausse par rapport aux années précédentes.

  - Aucun(e)

Une conséquence dramatique de la dégradation des conditions de travail selon les manifestants. "Il y a le ras-le-bol de la haine anti-flics que nous prenons régulièrement de face, le ras-le-bol de ne pas avoir une réponse judiciaire adaptée aux différentes affaires" a expliqué Laurent, un CRS de la compagnie de Nantes à France Bleu Loire Océan. "En moyenne (...) on enchaîne cinq à six week end de travail pour un week end de repos. Donc l'équilibre familial est perturbé. Vous rentrez ensuite à la maison avec vos tracas, votre frustration de cette volonté de culpabilisation... Et quand vous confrontez ça à votre famille, des fois ça se passe mal et on en arrive au pire, oui"

23 millions d'heures supplémentaires non compensées

Les policiers réclament notamment le paiement des nombreuses heures supplémentaires non compensées, estimées à 23 millions fin 2018 par le ministère de l'Intérieur, soit 164 heures supplémentaires non compensées par agent. Selon les chiffres présentés dans un rapport sénatorial publié en 2018, l'indemnisation de toutes ces heures supplémentaires coûterait plus de 272 millions d'euros à l'État.

  - Visactu
© Visactu

"J'ai touché seulement 35 euros de plus sur mon bulletin de paye depuis le début du mouvement des 'gilets jaunes'", a raconté Damien, 24 ans, à l'AFP. Policier à la Brigade des réseaux franciliens à Paris ("police des transports") depuis six ans, il est mobilisé chaque samedi depuis novembre 2018. "Épuisé", il assure avoir réalisé 180 heures supplémentaires et avoir "été rappelé pour venir travailler plusieurs samedis" alors qu'il était en congé.

Les policiers pas rassurés par les promesses du ministre de l'Intérieur sur les retraites

Ces policiers qui revendiquent "l'amélioration de la qualité de vie au travail", "une véritable politique sociale pour les agents du ministère de l'Intérieur", "une réponse pénale réelle, efficace et dissuasive", s'inquiètent en outre pour leurs retraites. Ils craignent que la réforme prévue par le gouvernement ne remette en cause leur avantageux système de bonifications.

Les policiers bénéficient actuellement d'un système qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités. Pour être éligible à cette bonification, le fonctionnaire doit avoir exercé 27 ans. Selon les préconisations du rapport Delevoye, dans le futur système, seuls les agents exposés au danger pourront en bénéficier, ce qui exclut a priori les emplois de bureau.

Pour tenter de dissiper les inquiétudes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a assuré ce mercredi que "la dangerosité du métier" de policier sera bien prise en compte même si le régime de retraite est modifié "comme pour tous les Français". Le ministre a également fait valoir la hausse "de plus d'un milliard d'euros" du budget de la Police nationale depuis le début du quinquennat et la promesse du recrutement de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires sur l'ensemble du mandat.  

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