Économie – Social

La monnaie locale de l'agglomération valentinoise cherche toujours sa place chez les commercants

Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 13 décembre 2016 à 5:54

Le paiement avec cette monnaie locale se fait par carte chez les commerçants partenaires.
Le paiement avec cette monnaie locale se fait par carte chez les commerçants partenaires. - Tommy Cattaneo

Le Bel fête son anniversaire. Cela fait un an que la monnaie locale de l'agglomération valentinoise a été crée. Elle peine toujours à se faire une place chez les commerçants qui sont pour l'instant une soixantaine à l'accepter comme moyen de paiement.

La monnaie locale de l'agglomération de Valence a un an. Ce sont les Bels. Le principe est simple : la Bel est égal à un euro. Il est utilisé chez les commerçants adhérents au système. Pour payer, c'est facile : ça fonctionne un peu comme une carte bancaire. Pour l'instant, une soixantaine de boutiques sont partenaires en Drôme comme en Ardèche. Le démarrage est timide, mais les commerçants valentinois partenaires veulent y croire.

"Je dois avoir récolté l'équivalent de 400 euros en monnaie locale" - François-Xavier, co-gérant d'un magasin de vélo.

Aujourd'hui, on peut utiliser les Bels dans un boulangerie ou encore dans un magasin bio. "Moi ce sont des clients qui me l'ont demandé via ma page Facebook", explique François-Xavier, co-gérant de Carbone zéro, un magasin de vélo. "Depuis le moi de mai que je l'accepte, je dois avoir récolté l'équivalent de 400 euros ", poursuit-il.

Le but, c'est que François-Xavier dépense cette somme chez les autres commerçants partenaires. "Ça me servira quand je voudrais acheter un nouvel ordinateur pour la boutique, j'irais chez mon collègue de la boutique d'informatique qui prend aussi les Bels."

CARTE - Les principales monnaies locales en France

Un autocollant permet de savoir si le commerçant accepte le paiement par Bel. - Radio France
Un autocollant permet de savoir si le commerçant accepte le paiement par Bel. © Radio France - Tommy Cattaneo

Sophie, elle, les utilise pour payer le restaurant à des auteurs qu'elle invite dans sa librairie. "Mais il faut que ça se développe encore plus", raconte-t-elle derrière son comptoir. "Plus il y aura de commerces partenaires, plus on pourra réinjecter nos Bels dans d'autres produits."

C'est un travail de longue haleine, mais le bouche à oreille fonctionne. "Ils y a ceux qui tentent l'expérience parce que c'est nouveau et il y a les autres", raconte Marie Bergeret, coordinatrice de l'association Delmo, qui gère le système Bel monnaie. "Mais quand ils voient les commerçants s'en servir, ils commencent à s'y intéresser". L'association revendique aujourd'hui 200 utilisateurs de la monnaie locale.