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Économie – Social

La nomination d'un administrateur, le "dernier espoir" pour les salariés de la charcuterie Thiol à Mayenne

lundi 10 septembre 2018 à 6:05 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

Le tribunal de commerce dira, ce lundi 10 septembre, si oui ou non il nomme un administrateur provisoire à la place du patron, Georges Thiol. L'entreprise a perdu son agrément sanitaire dans une affaire de tromperie sur la marchandise et est à l'arrêt depuis plusieurs mois.

Les locaux de la charcuterie Thiol à Mayenne - Capture Google
Les locaux de la charcuterie Thiol à Mayenne - Capture Google © Radio France

Mayenne, France

Nous avons croisé des salariés devant l'unité de production du centre-ville. Ils sont désoeuvrés, fatigués nerveusement, la situation se tend. "On se méfie de tout le monde, Thiol a encore des fidèles, il a des taupes" raconte l'un d'entre eux.

Des contrats rompus, des clients qui ne font plus confiance

Désoeuvrés mais tous croient encore à une issue favorable. Et qui passe donc par la nomination d'un administrateur. Si c'est le cas, il viendra sur place pour prendre les rênes de la société, dresser un état des lieux complet et surtout travailler pour récupérer l'agrément sanitaire. Le sésame pour que les salariés reprennent le boulot, le sésame pour que l'entreprise puisse de nouveau commercialiser ses produits.

On est pris en otage", une salariée de la charcuterie Thiol

Et il y a urgence. La justice estime que la situation actuelle met en péril une société qui a perdu de nombreux contrats à l'export et qui voit son image se dégrader sérieusement. Georges Thiol, lui, vient tous les jours au bureau, comme si de rien n'était. Il ne salue personne, aurait même une liste noire d'employés qu'il convoquerait pour leur sonner les cloches. Mais il n'a nullement l'intention de passer la main ou de vendre, "nous sommes ses marionnettes, ses otages, des pions" se lamente une ouvrière.

La justice semble vouloir le mettre face à ses responsabilités, voire lui tordre le bras pour qu'il lâche l'affaire. Tout ça en deux étapes : d'abord ce lundi avec la possible nomination d'un administrateur qui prendrait sa place, ensuite fin septembre au tribunal pour entrave à l'enquête administrative.