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Économie – Social

La Normandie vue d'ici, sixième étape : Vire

jeudi 12 novembre 2015 à 6:00 Par Boris Letondeur, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Dans moins d'un mois, le premier tour des élections régionales. France Bleu s'intéresse à la perception de la réunification dans diverses villes de la Normandie. Ce jeudi, direction Vire ! Commune d'un peu plus de 11 500 habitants, au confluent des trois départements bas-normands.

La place du 6 juin 1944 et la Tour Horloge, point central de Vire
La place du 6 juin 1944 et la Tour Horloge, point central de Vire © Radio France - Boris Letondeur

Chaque jeudi, jusqu'au 26 novembre, nous effectuons une halte dans une ville de Normandie pour savoir comment la réunification entre la Haute et Basse-Normandie y est vécue. En tout, huit communes, seront passées à la loupe. Quatrième étape de cette ballade normande : Vire, à l'extrême sud-ouest du Calvados.

Un bassin économique très dynamique

Vire est constituée d'une multitude d'entreprises familiales, pour la plupart, de magnifiques réussites industrielles. La plus célèbre, c'est Guy Degrenne. Créée en 1948 par l'entrepreneur éponyme, la société d'arts de la table est reconnue pour ses produits haut de gamme dans le monde entier. En difficulté au début des années 2000, elle a su se diversifier pour se relancer, et attirer les investisseurs.

Le tissus économique virois, c'est avant-tout un maillage très complémentaire. On y trouve des sociétés de l'agroalimentaire (Compagnie des Fromages, Amand-Bianic, La Normandise) ou de l'électronique (Seprolec) qui font appel aux services des entreprises de transports (Chatel, Stef, Messagerie laitières), elles-même clientes d'équipementiers automobiles du bassin (Mécaplast, Filtrauto, Verbrugge-Técal).

La Normandise : entreprise viroise en pleine expansion

Une population fuyarde

La résultante de ces implantations économiques, ce sont près de 11 000 emplois, alors que la commune ne compte que 11 500 habitants intra-muros. Pourtant, il y a de moins en moins de Virois. Ils délaissent les habitations du centre-ville, datant de la Reconstruction et aujourd'hui vétustes, pour les communes périphériques.

Les problématiques du bassin virois

Il est aussi compliqué pour Vire d'attirer de la main d’œuvre qualifiée. La désertification médicale en est une cause, même si les élus et la Région se démènent pour maintenir une offre de soins de qualité. D'ici à deux ans, l'hôpital public Abraham Drucker et la clinique privé Notre-Dame devront travailler de concert, et un pôle de santé médical et ambulatoire, avec une vingtaine de spécialités verra le jour.

Les nombreuses manifestation n'y ont rien fait, la maternité a fermé en 2012. - Maxppp
Les nombreuses manifestation n'y ont rien fait, la maternité a fermé en 2012. © Maxppp - Stéphane Geufroi

Vire, commune centrale mais enclavée

Située à la croisée des trois départements bas-normand (Calvados, Manche et Orne), Vire n'est pourtant pas desservie par les artères routières de la région. Il faut parcourir au minimum vingt kilomètres pour rejoindre l'A84. Seules des routes départementales (pas de 4 voies), mènent à Flers ou Condé-sur-Noireau (25 mn), à Saint-Lô (30 mn) à Granville (1h).

Par les rails, il est possible de se rendre à Paris en 2h30 via la ligne Intercités Paris-Granville. Cela sans compter, toutefois, sur les très nombreux retards dont est victime cette liaison. Impossible de rejoindre Caen, Rennes, Avranches ou Saint-Lô en train. 

Vire encore plus enclavée après la réunification : l'avis des habitants

Un rayonnement culturel éblouissant

Le théâtre du Préau investit 18 établissements scolaires du Bocage Virois. - Aucun(e)
Le théâtre du Préau investit 18 établissements scolaires du Bocage Virois. - Pascal Banning

Malgré l'enclavement, la ville bénéficie d'importantes infrastructures culturelles. Un cinéma (Le Basselin), un conservatoire, une MJC, une radio locale et un théâtre, le Préau, qui fait de Vire la plus petite commune de France à accueillir un Centre Dramatique Régional. Plusieurs festivals rythment la vie locale dont les Virevoltés et le Festival Ados du Préau.

Le Préau à Vire, plus petit Centre Dramatique Régional de France

Retrouvez les étapes précédentes de notre série de portraits de villes de Normandie :*

Episode 1 : Tourlaville (Manche)