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La Nouvelle Eco : à Amiens, Ozange veut améliorer les conditions de travail de ses aides à domicile

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Par , France Bleu Picardie

A Amiens, l'entreprise économique et solidaire Ozange recrute des salariés en parcours d'insertion et emploie 110 aides à domicile. Le groupe cherche à donner l'exemple et améliorer le quotidien de ses salariés dans un secteur où les conditions de travail sont difficiles et le métier compliqué.

Illustration - une aide à domicile lors d'une mission chez un bénéficiaire
Illustration - une aide à domicile lors d'une mission chez un bénéficiaire © Maxppp - SALESSE Florian

C'est un secteur qui emploie plus de 400 000 personnes en France. Les aides à domicile, en grande majorité des femmes assurent une mission essentielle et la crise sanitaire est un révélateur supplémentaire de leur importance. Pourtant le métier est assez mal considéré et offre souvent des conditions de travail qui n'attirent pas assez de candidats. 

A Amiens l'entreprise économique et solidaire Ozange recrute des salariés en parcours d'insertion et emploie 110 aides à domicile. Le groupe cherche à donner l'exemple et améliorer le quotidien de ses salariés. Comme toutes les entreprises ou presque du secteur de l'aide à domicile, Sabine Verhaegen peine souvent à recruter. "C'est de la recherche permanente", pour la directrice d'Ozange bien consciente des difficultés du métier.

" On peut commencer à 6 heures et demi ou 7 heures du matin pour le lever, le petit déjeuner des bénéficiaires, ensuite les repas sont aussi des moments d'interventions donc il faut être disponible entre midi et deux. Et bien sûr les fins de journées avec la mise au lit, la préparation de la nuit. Donc ce sont des métiers très exigeants en termes de disponibilité, d'amplitude horaire, de relation avec les bénéficiaires. La mobilité c'est un vrai problème, comment aller d'un domicile à un autre quand on circule en bus ?" s'interroge Sabine Verhaegen. 

La Nouvelle Eco de France Bleu Picardie

Ozange, groupe économique et solidaire mène cette réflexion depuis des années. La grille de salaire est plus élevée que celle de la convention nationale, le coefficient est au dessus du SMIC. Mais il n'y a pas que sur la rémunération que Sabine Verhaegen tente d'agir. Pour elle il faut aussi fidéliser les salariées et enrayer le turnover et l'absentéisme. Ozange a mis en place un système de tutorat avec les aides à domicile qui arrivent. 

Autre axe de réflexion : comment faire diminuer le risque d'accident de travail, le taux est très élevé, il est de 100 pour 1000 chez les auxiliaires de vie c'est moitié moins pour le bâtiment par exemple. Sabine Verhaegen milite pour établir un diagnostic de tout ce qui peut se passer lors d'une intervention à domicile. "Comment avoir des niveaux d'exigence sur l'équipement chez un bénéficiaire, savoir si il y a un chien dangereux," cite en exemple la directrice d'Ozange. 

Ozange vient de s'associer à un groupe de réflexion avec le député insoumis de la Somme, François Ruffin pour tenter d'améliorer les conditions de travail du secteur. Autre piste soulevée après le confinement, la volonté de mettre en place un congé de deuil lorsqu'un bénéficiaire décède. Sabine Verhaegen y serait favorable car le lien peut-être très fort entre une aide à domicile et la personne chez qui elle intervient parfois pendant des années.

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