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La Nouvelle Éco : à Déols, l’imprimerie Matarese investit en pariant sur l’avenir

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L’imprimerie Matarese vient d’investir avec l’aide de l’État dans une presse de découpe automatisée qui va lui permettre de gagner en compétitivité. Mais pour l’heure, l’activité tourne au ralenti.

Depuis 2017, l'imprimerie Matarese est installé rue Louis-Malbête à Déols. Depuis 2017, l'imprimerie Matarese est installé rue Louis-Malbête à Déols.
Depuis 2017, l'imprimerie Matarese est installé rue Louis-Malbête à Déols. - Matarese

En 2007, deux anciens salariés, Nicolas Chapeyrou et Stéphane Martinat, décide de s’associer pour reprendre l’imprimerie Matarese créée en 1963 à Châteauroux. L’entreprise est passée de 9 à 16 salariés. À  côté de son activité première, l’impression de tout type de documents  (brochures, magazines, plaquettes, affiches, cartes de visite, têtes de  lettre, etc.), l'entreprise s’est orientée au milieu des années 2010 vers le cartonnage avec la conception et réalisation d’emballages personnalisés. Elle réalise par exemple les cartons de présentation des plats Pyrex, les boîtes des gélules Fenioux et sous-traite certaines commandes pour l’entreprise Covepa-Michels de Montierchaume. 

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Pas de catalogues de voyage à imprimer

Avec l’arrêt de l’événementiel depuis un an, ce choix s’est révélé judicieux : “C’est ce qui fait que l’on réussit à sortir la tête de l’eau, explique Nicolas Chapeyrou_. Si on était resté sur la seule imprimerie de labeur, on serait mort_.” En fin d’année, une grosse commande de catalogues de voyage a été annulée au vu du contexte sanitaire. 

Début 2020, l’entreprise, installée depuis 2017 dans un bâtiment de 2300 m2 sur la ZAC de l’Écoparc à Déols, avait prévu d’investir 500 000 euros dans une presse de découpe automatisée, une tâche qui se faisait jusqu’ici manuellement et prenait beaucoup de temps. Avec la crise, elle a hésité. Deux tiers du personnel s’est retrouvé au chômage partiel. L’obtention d’une subvention de 30 % dans le cadre du fonds d'accélération des investissements industriels en région Centre-Val de Loire l’a aidée à franchir le pas. Cette nouvelle machine va lui permettre de monter en volume. 

Une peur du lendemain

Si l’entreprise a réussi à équilibrer ses comptes en 2020, depuis mi-février, l’activité tourne au ralenti. “Il n’y a pas de dynamisme dans les affaires, constate Nicolas Chapeyrou. On sent qu’il y a la peur du lendemain. Heureusement, ce qui tient une structure comme la nôtre, c’est sa souplesse.” L’entreprise aimerait garder un apprenti qu’elle a formé et peut-être faire un autre recrutement, à condition que l’activité reprenne. 

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