Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

La nouvelle éco : à Ernée, un atelier de découpe au plus près des éleveurs

-
Par , France Bleu Mayenne

Fondé en 2017, ce collectif de 27 éleveurs rassemble deux entités : ECLA53 pour la partie vente, et l'Atelier des éleveurs à Ernée pour ce qui concerne la découpe de la viande. Une maîtrise totale de la chaîne de production, pour rapprocher les éleveurs des consommateurs mayennais.

L'entreprise vient de recruter un nouveau boucher pour répondre à la demande croissante des clients.
L'entreprise vient de recruter un nouveau boucher pour répondre à la demande croissante des clients. © Radio France - Pauline Josse

Faire manger de la viande locale aux Mayennais : c'est l'objectif d'ECLA 53 et de l'Atelier des éleveurs. Pendant longtemps, ces 27 éleveurs  vendaient leur viande via les circuits traditionnels de la grande distribution. Souvent à bas prix, sans pouvoir couvrir leurs coûts de production. Aujourd'hui, des prés à l'assiette, le collectif contrôle les différentes étapes de production. Et souhaite devenir un outil pour tous les éleveurs du département qui le souhaitent. Sylvain Rousselet est à la fois éleveur et gérant de l'Atelier :

Notre croissance a été un peu ralentie par le Covid-19, mais aujourd'hui on veut ouvrir nos portes à de nouveaux éleveurs de viande bovine mais aussi de porc et d'agneau. 

Les viandes qui passent par l'Atelier sont ensuite vendues à des collectivités : cantines scolaires, EHPAD,... ainsi qu'aux restaurateurs du département mais aussi en vente directe à des particuliers pour les éleveurs qui le souhaitent. 

Avec la fermeture des cantines et des restaurants, la période de confinement aurait pu être fatale pour l'entreprise. Finalement, elle a ouvert de nouveaux débouchés avec des ventes dans les supermarchés des villages voisins et même la création de nouveaux points de vente. Mais Sylvain Rousselet ne cache pas sa déception : "Assez vite, après le déconfinement, les consommateurs sont retournés à leurs vieilles habitudes de grande distribution. On garde tout de même espoir d'avoir ramené une nouvelle clientèle pendant cette période !

Un cercle vertueux 

Pour le gérant de l'Atelier des éleveurs, consommer local c'est participer au renouveau d'un écosystème rural vertueux dans son ensemble : avec la création de nouveaux emplois localement, l'installation de nouvelles familles pour faire revivre des zones isolées, la réouverture d'écoles, le dynamisme des associations ... Le projet dépasse la question du "bien manger". 

Jean-Louis Petit se plaît à répondre au surnom de "bras armé des éleveurs". Il est leur voix pour faciliter leur quotidien dans l'entreprise : 

Les éleveurs se sont rendus compte que réunis en collectif, ils étaient capable de faire des choses, et de reprendre la main sur la filière

Selon lui, l'initiative a surtout permis de redonner une éthique et un sens à leur métier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess