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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : à Guéret, Agnès lingerie a retrouvé ses clients mais craint pour les mois à venir

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Par , France Bleu Creuse

Avec le déconfinement, la boutique Lingerie Agnès, à Guéret, a retrouvé sa clientèle. Mais sa gérante craint une nouvelle perte de son activité dans les mois à venir.

 Agnès Grandviergne est la gérante de Lingerie Agnès.
Agnès Grandviergne est la gérante de Lingerie Agnès. © Radio France - Virginie Vandeville

Le coronavirus a obligé l'ensemble des commerces a fermer du jour au lendemain pendant plus de deux mois. Une fermeture qui laisse des traces chez Agnès Lingerie dans le centre-ville de Guéret. 

"Le samedi soir, je ferme la porte du magasin. Je rentre chez moi et j'entends à 20 h 30 qu'à partir du mardi, je ne ré-ouvrirais pas", raconte Agnès Grandviergne, la gérante de la boutique spécialisée dans la vente de lingerie.  Ce choc, de nombreux commerçant l'ont vécu en mars dernier à l'annonce du confinement.  Mais pour Agnès Grandviergne, à la tête d'Agnès Lingerie, le coup est rude. 

"En 33 ans d'existence, je n'ai jamais connu ça. Pendant ces trois décennies, je n'ai fermé que trois semaines ma boutique, alors cela fait tout drôle", poursuit-elle. D'autant que la gérante avait énormément de stock à écouler à cette période. Elle venait justement de recevoir de la marchandise encore impayée. "Je me suis demandée comment j'allais faire. J'ai passé les premiers temps du confinement à contacter les fournisseurs, à faire toutes les démarches nécessaires."

Une réouverture pleine d'émotion

" Le jour où nous avons rouvert, j'avais la boule au ventre. C'est comme si j'ouvrais mon magasin pour la première fois", sourit Agnès Grandviergne. "C'était l'incertitude totale. Mais les clients étaient là."

Au début du déconfinement, les plus fidèles et même de nouveaux clients sont venus acheter chez Agnès Lingerie. Un geste de solidarité, destiné à soutenir les petits commerces. "Il y en a beaucoup qui sont venus en disant : Nous n'avons pas vraiment besoin d'acheter mais ce n'est pas grave. Nous voulons vous faire travailler", ajoute la gérante. Un élan qui se poursuit encore aujourd'hui. 

Avec ce soutien, le commerce d'Agnès Grandviergne a réussi à retrouver son chiffre d'affaires d'avant confinement. 

Une rentrée très floue

La hausse des nouveaux cas positifs au coronavirus inquiète la gérante. "Ce trimestre nous fait très peur car c'est l'époque où revient la grippe et puis il y a toujours ce virus." 

La crainte d'Agnès Grandviergne est de subir un nouveau confinement local. "Si nous n'arrivons pas à travailler en décembre, je pense que tous les commerces vont déposer le bilan. Il faut donc faire tout ce qu'il faut pour nous préserver". 

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