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La Nouvelle Éco : à Lurais, Pauline Vanderquand déploie une application contre le harcèlement de rue

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Par , France Bleu Berry

Une application contre le harcélement de rue : c'est ce qu'a imaginé à Lurais dans l'Indre, Pauline Vanderquand. Sa start-up qui a vu le jour en 2019, contractualise avec des villes et des agglomérations mais la crise sanitaire a été un frein à son développement.

Téléchargeable gratuitement, elle permet d’envoyer son trajet à une personne de confiance qui est alertée en cas de changement de direction
Téléchargeable gratuitement, elle permet d’envoyer son trajet à une personne de confiance qui est alertée en cas de changement de direction

Un soir, alors qu’elle habitait Aix-en-Provence, Pauline Vanderquand et une de ses amies, ont été suivies par un individu suspect. Elles ont cherché à se réfugier dans un bar mais se sont faites interdire l’entrée en raison de leur tenue. De cette expérience est née l’idée de l’application “Garde ton corps” qu’elles ont créée.

9 000 à 10 000 utilisatrices par semaine

Téléchargeable gratuitement, elle permet d’envoyer son trajet à une personne de confiance qui est alertée en cas de changement de direction. L’appli indique également des “safe-places”, des lieux partenaires, le plus souvent des bars et des restaurants, où les victimes de harcèlement de rue peuvent trouver refuge. Elle rassemble 9 000 à 10 000 utilisatrices par semaine. 

Mais la crise sanitaire, avec la fermeture prolongée de ces établissements, a considérablement freiné son développement en 2020 et conduit Pauline Vanderquand à se tourner vers d’autres lieux ouverts le soir : pharmacies et bureaux de tabac. Il a également fallu attendre la tenue des élections municipales pour démarcher de nouvelles collectivités. Pauline Vanderquand est revenue dans l’Indre lors du premier confinement, à Lurais où vit sa mère. “J’ai dû revoir tout mon business plan mais j’ai été bien soutenue par le réseau Brenne initiative”, explique-t-elle. Depuis la rentrée, avec François Morival, son associé, tous deux ont enchaîné les rendez-vous avec les nouveaux élus. 

Une fonctionnalité pour les collectivités

En mars 2019, Aix-en-Provence a été la première ville à souscrire un contrat avec sa start-up. D’autres villes de plus ou moins grande importance ont suivi. L’intérêt est pour elles de collecter des données - anonymes – sur les lieux et heures des différents signalements et ainsi de pouvoir ajuster leur politique de sécurité. Aucune ville de la région Centre Val de Loire ne s’est encore inscrite dans cette démarche. 

La start-up emploie aujourd’hui quatre personnes. De nouvelles villes sont cartographiées, comme dernièrement Poitiers. Mais le couvre-feu limite pour le moment le nombre de lieux ouverts le soir pouvant servir de refuge aux personnes qui sortent tard du travail.

Bientôt une levée de fonds 

Les contrats souscrits en 2020 permettent toutefois à Pauline Vanderquand et à son associé d’aborder la nouvelle année avec confiance. Ils préparent une levée de fond dans les prochaines semaines afin de développer le concept de leur application à l’international, lors de voyages à l’étranger, avec ce même principe d’identifier des lieux refuges. Ces fonds serviront également à améliorer le fonctionnement de l’application et à agrandir l’équipe. 

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