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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : à Lyon, les bouchons se réinventent face au coronavirus

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département et aux environs. Aujourd'hui petit saut chez nos voisins lyonnais pour prendre des nouvelles des célèbres "bouchons" dont l'activité est mise à mal par la crise sanitaire.

Un "bouchon" restaurant traditionnel de la rue Mercière à Lyon.
Un "bouchon" restaurant traditionnel de la rue Mercière à Lyon. © Radio France

Comment les "bouchons lyonnais" s'adaptent-ils aux nouvelles règles sanitaires sans pour autant perdre leur identité basée sur la convivialité et l’exiguïté des lieux ? Benoit Josserand, le patron du "café du Jura" et président de l'association des bouchons lyonnais, qui rassemble une vingtaine d'établissements, était l'invité de "La nouvelle éco" de France Bleu Isère ce mercredi à 7h15.

Vous voulez porter un message positif ?

Exactement, on veut rappeler qu'on respecte un protocole strict qui a été défini par notre syndicat (UMIH) et le gouvernement. Nous respectons la distanciation avec un mètre d'écart entre les tables,  et quand ce n’est pas possible dans certains établissements trop exigus, on a mis des barrières en plexiglas entre les tables. Comme dans tous les restaurants, le port du masque est imposé à tous nos clients lorsqu’ils sont debout et à notre personnel. Bref nous respectons toutes les mesures édictées par l’État pour pouvoir accueillir nos clients.

Est-ce que ça ne transforme pas l’esprit du bouchon lyonnais ?

Effectivement l’image du bouchon c’est la convivialité,  dans des lieux exigus avec un côté assez bruyant... mais finalement certains de nos clients nous disent que ces petites barrières qu’on a pu mettre, ça atténue le bruit et ça permet de mener des conversations plus intimes. Mais évidemment, ce n'est pas l’essence même de notre métier. À l'origine, les bouchons c’est la convivialité, c’est le rapprochement entre les tables, les conversations qui se mélangent... mais tout ça on ne peut plus le faire malheureusement, donc on s’adapte.

Vous vivez aussi d’aides gouvernementales,  ça vous rassure ?

Oui et non. On ne peut pas vivre éternellement sous perfusion. Nous on est des chefs d’entreprises, on veut vivre de notre métier et pas uniquement des aides. Les aides ça va un temps, ça permet d’amortir un peu, mais le but c’est qu’on puisse travailler, continuer le plus normalement possible.

Depuis lundi, les bars ferment à 22 heures, est-ce-que ça change quelque chose pour vous ? 

Alors oui on le voit déjà, on voit le avec la ville qui s'éteint à 22 heures et même avant. Il y a beaucoup moins de monde dans le centre. Les consommateurs ont moins envie de venir en centre-ville pour se faire uniquement un restaurant sans pouvoir aller ensuite un verre. On n'a pas encore de chiffre, mais oui on s’attend à une baisse d’activité dans les jours à venir.

Que pensez-vous de l’appel de Philippe Etchebest à manifester devant les restaurants et bars vendredi midi ?

Je n’ai pas trop d’avis. Il porte un écho et donne un éclairage un regard médiatique à nos difficultés du quotidien maintenant moi je suis plus dans une approche syndicale, dans l'idée que ce soient nos syndicats qui discutent avec le gouvernement et les préfets pour trouver des protocoles qui nous permettent d’ouvrir. À la table des négociations ce n'est pas Mr Etchebest mais bien les syndicats qui feront en sorte de nous représenter. Après je reconnais que les deux approches sont peut-être nécessaires. Mais si Monsieur Etchebest arrive à sensibiliser l’opinion publique ça peut aussi être utile.

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France Bleu est à vos côtés après la crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projeter dans l’avenir ?

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