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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : à Saint-Didier-de-la-Tour, Texinov s'agrandit pour produire des millions de masques FFP2

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département. Aujourd’hui gros plan sur l'entreprise iséroise MBD Texinov. Elle vient de poser la première pierre d'un nouveau bâtiment ou seront produits les filtres textiles nécessaires à la fabrication de masques FFP2.

Un masque FFP2 fabriqué par Texinov dans l'usine de Saint-Didier-de-la-Tour
Un masque FFP2 fabriqué par Texinov dans l'usine de Saint-Didier-de-la-Tour - site officiel www.texinov.com

MBD Texinov, qui emploie 70 salariés à Saint-Didier-de-la-Tour, fabrique depuis 1972 des textiles techniques. Depuis le premier confinement, l'entreprise a lourdement investi dans l'achat de deux machines pour se lancer dans la production de masques FFP2. Et pour ne plus dépendre du marché chinois dans l'approvisionnement de matières premières, Texinov pose la première pierre d'une nouvelle ligne de production. Jacques Tenkéré, le patron de MDB-Texinov était l'invité de "la nouvelle éco" de France Bleu Isère ce mardi à 7h15.

Que fabriquez-vous à l’origine au sein de votre entreprise ?

Alors MDB Texinov est une usine qui travaille sur des textiles techniques pour l’agriculture, tout ce qui est protection des cultures, filets anti-insectes, filets pare-grêle. On travaille aussi dans le domaine industriel et dans le domaine médical pour la fabrication de pansements par exemple ou encore de textiles lumineux et même des essais cliniques sur des valves cardiaques.

Lors du précédent confinement vous vous êtes lancés dans la production de masques, pourquoi ?

Une fois passé l’effet de sidération que nous avons ressenti comme toute la population, nous nous sommes dit que, ayant des compétences dans la production médicale, il serait opportun de nous lancer dans la production de masques. D’abord des masques classiques en tissus pour le grand public et puis très vite nous avons commandé des machines pour pouvoir fabriquer des masques FFP2 qui sont les masques utilisés par le personnel médical, qui protègent vraiment, que nos soignants utilisent dans les hôpitaux notamment.

Depuis quand fabriquez-vous des masques FFP2 ?

Alors nous avons commandé deux machines fabriquées en France à côté de Saint-Étienne. Elles ont été fabriquées aussi en association avec des sous-traitants locaux notamment à Rochetoirin en Isère. La première est arrivée en juillet, la deuxième au mois d’août. Donc maintenant ces machines nous permettent de fabriquer 100 000 masques FFP2 par jour. 

Ne plus dépendre du marché chinois pour la matière première, relocaliser 100% de la chaîne de production

Actuellement, notre production est limitée par le manque de meltblown qui est la matière première, le filtre qui est nécessaire à lafabrication des FFP2. Malheureusement le meltblown n'est plus fabriqué en France ou très très peu. Il nous faut en importer de Chine. Voilà pourquoi nous avons donc décidé d’investir dans notre propre ligne de production de meltblown, pour être autonome dans la fabrication de la matière première et concevoir des FFP "100% isérois". C’est ce bâtiment-là dont nous avons posé la première pierre hier soir.

Quel est votre rythme de production ?

Actuellement, on produit 2 millions de masques par mois -100 000 par jour- mais on pourrait en faire beaucoup plus si on avait plus de matière première.Ce sera le cas quand on créera nous-même le meltblown. Dors et déjà, cette activité nous permet de maintenir l’emploi puisque malgré tout nous subissons, sauf sur l’agriculture, les effets de cette crise économique qui se profile. Ensuite, l’activité "masques" doit nous permettre d’embaucher probablement 15 à 30 personnes selon le niveau de production que l’on atteindra et qui se maintiendra ou non dans la durée, parce qu’on souhaite tous, quand même, avoir moins besoin de masque dans un futur proche.

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France Bleu est à vos côtés durant cette crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projette-t-il dans l’avenir ? 

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