Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : à Val-de-Virieu, les sirops Bigallet soutiennent les bars et restaurants

-
Par , France Bleu Isère
Virieu

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département. Aujourd’hui, gros plan sur une des marques emblématiques de l'Isère: les sirops et liqueurs Bigallet. L'entreprise familiale n'augmentera pas ses tarifs à destination des bars et restaurants en 2021.

la gamme de produits Bigallet fabriqués à Val de Virieu en Isère
la gamme de produits Bigallet fabriqués à Val de Virieu en Isère - site officiel www.bigallet.fr

L'entreprise Bigallet, installée à Virieu-sur-Bourbre (nouvelle commune de Val-de-Virieu) existe depuis 1872 et a produit l'an dernier 2 millions de bouteilles de sirops et 400.000 bouteilles de liqueurs. Elle emploie 35 salariés et n'a pas recours, en ce deuxième confinement, au chômage partiel malgré la fermeture des bars et restaurants. Olivier Giffard, le directeur de Bigallet était l'invité de "la nouvelle éco" de France Bleu Isère ce lundi à 7h15. 

Que représentent les bars et restaurants dans votre activité ?

Les ventes aux bars et aux restaurants représentent à peu près un tiers de notre chiffre d’affaires (35%) ce qui n'est pas négligeable. La bonne nouvelle c’est que suite au premier confinement au cours duquel on avait perdu beaucoup d’activité, on a fait un très bel été. Les clients sont restés attachés à notre marque. Cet été on a rattrapé toute la perte qu’on avait eu au printemps, ça a été une grosse satisfaction pour nous. 

Alors forcément, avec ce deuxième confinement et la fermeture des bars et restaurants, on reprend un petit coup au moral, mais je suis moins stressé qu'au printemps dans la mesure où on a vu que dès que les établissements peuvent rouvrir, ça repart très vite. Il faut faire le dos rond, gardons confiance.

Quelle est la situation pour vos salariés ?

Nous avons 35 salariés et nous sommes en mesure pour l’instant de ne pas mettre nos équipes en chômage partiel. On a eu recours au chômage partiel au printemps, mais pour l’instant, on continue de croire aux ventes de Noël. On a lancé des coffrets cadeaux. On préfère utiliser le temps qu’on a de disponible pour créer de nouveaux produits, pour se préparer pour 2021, plutôt que de se mettre en retrait et de faire du chômage partiel.

Soutenez-vous les bars et restaurants qui manifestent aujourd’hui à Grenoble ?

Bien sûr qu’on les soutient. Ce sont nos clients depuis 1872, c’est avec eux qu’on travaille. On les a beaucoup soutenus au printemps. On a pu aider un certain nombre d’entre eux à travers des gratuités de sirops lors de leur reprise d’activité après le premier confinement. 

Pour la suite, on a décidé de ne pas augmenter nos tarifs envers les bars et les restaurants pour 2021, malgré l’augmentation du coût de la matière première. On les soutient parce qu'en fait on a envie qu'ils résistent. On a besoin d'eux. On a tous intérêt à ce que les entreprises et les commerces repartent.

Etes-vous aussi attentif à ce qui va se passer pour les stations de ski ?

Evidemment. Même si les bars et restaurants des stations devaient rester fermés encore pour un petit moment, si les domaine skiables ouvrent, ça restera pour nous intéressant. Ça joue sur notre activité. En effet, on vend quand même pas mal dans les boutiques de produits régionaux, de produits de montagne. Les vacanciers par exemple se permettent d’acheter un petit souvenir, une bouteille de Génépi ou autre, donc ce serait déjà un moindre mal pour nous que les stations ouvrent.

Lors du premier confinement vous vous étiez lancé dans la production de gel hydroalcoolique, , est-ce que vous en faites encore ?

Oui, on en fait toujours, d’ailleurs les ventes sont un peu reparties. Ça s’était arrêté cet été mais dès que le confinement est revenu, les ventes sont reparties. On en fabrique pour les entreprises locales et ça nous permet de maintenir un certain niveau d’activité. C’est ce qui nous a permis aussi d’avoir une petite cagnotte pour aider nos bars et nos restaurants au printemps et ça permet de rendre service aussi localement.

________________________________________________

France Bleu est à vos côtés durant cette crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projette-t-il dans l’avenir ? 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess