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Dossier : La nouvelle éco

"La Nouvelle Éco" : deux entreprises de la mode en Berry au salon "Made in France" de Paris

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Par , France Bleu Berry

À l'occasion du salon "Made In France" des professionnels de la mode, à Paris, ces 1er et 2 septembre, coup de projecteur sur les deux entreprises du Berry qui font le déplacement.

Le salon "Made In France" a lieu les 1er et 2 septembre au Carré du Temple, à Paris
Le salon "Made In France" a lieu les 1er et 2 septembre au Carré du Temple, à Paris - Salon Made In France Première Vision

C'est LE rendez-vous des entreprises de la mode en France. Le salon "Made In France Première Vision"se tient à Paris, ces 1er et 2 septembre, au Carré du Temple. Dans notre région, deux entreprises du Berry sont sur place. 

"Beaucoup de professionnels se déplacent sur ce salon"

D'abord, DPL Hervier et ses 25 salariés, basée à Châtillon-sur-Indre. La famille du patron, Patrick Hervier, est dans le textile depuis 1906. Aujourd'hui, DPL fabrique ce que l'on appelle, dans le jargon, la maille et le "chaîne et trame" : "Le chaîne et trame, c'est par exemple le tissu des chemises, costumes, parkas, blousons, impers, jupes, robes... Et la maille, c'est plutôt le t-shirt, le jersey. Nous sommes amenés à travailler pour différentes marques, plus ou moins connues, plus ou moins prestigieuses. Et des demandes spécifiques pour des entreprises. Par exemple, pendant le confinement, on a réalisé des surblouses pour l'hôpital de Châteauroux."

"C'est le seul en France"

Patrick Hervier est un habitué de ce salon "Made In France" : il s'y rend tous les ans. C'est un événement incontournable pour son entreprise, car il concentre un grand nombre de professionnels du secteur : "À ne pas confondre avec le "Made In France" commercial : là, c'est un salon réservé aux professionnels. C'est le seul qui existe depuis déjà de nombreuses années, et il a vocation à être international - même si je pense que cette année, ce sera loupé pour l'international. Mais au niveau national, on a quand même tous les acteurs des marques de luxe, des créateurs, des gens qui veulent lancer leur marque, des distributeurs... Donc vraiment beaucoup de professionnels qui se déplacent sur ce salon."

"On reste une région moins connue que d'autres"

Une manière de mettre en avant les entreprises du Berry, sous-cotées par rapport à d'autres, comme l'explique Jean-Yves Bohère, PDG de PR3, la deuxième entreprise berrichonne présente au salon, spécialisée dans la fabrication de vêtements de luxe. "On reste une région moins connue, ou du moins moins puissante sur le plan économique, que d'autres régions, comme la Vendée ou la Basse-Normandie, qui comptent un nombre plus important d'acteurs."

"On est sur une ligne de crête entre sérénité et inquiétude"

Enfin, ce salon est une manière de se retrouver entre professionnels et de prendre la température économique du secteur, évidemment marqué par le confinement et la chute de la consommation. "On est sur une ligne de crête entre sérénité et inquiétude", confie Jean-Yves Bohère. "On est très dépendant de tout le redémarrage des boutiques de nos clients. Certaines zones ont repris, d'autres moins. Donc, pour l'heure, mes ateliers sont remplis, les commandes sont là, mais avec un horizon beaucoup moins important qu'il y a un an."

"Les acteurs d'internet compensent un peu"

"Beaucoup de collections n'ont pas pu se faire, et donc il n'y a pas eu de ventes", confime Patrick Hervier. "Mais en parallèle, la vente directe sur internet ne connaît pas de baisse de chiffre d'affaires. La difficulté est plutôt pour les marques qui fonctionnent de manière "classique", en saisonnalité. Actuellement, on fabrique les collections hiver, ensuite on attendra les commandes pour l'été prochain, et ces plannings peinent à rentrer. Mais avec tous les acteurs d'internet, il se peut qu'une commande très importante tombe du jour au lendemain. Le fond de notre profession reste sur la saisonnalité, mais les entreprises du Net compensent un peu." Le secteur du prêt-à-porter s'attend en effet à une chute de 20% de son chiffres d'affaires d'ici la fin de l'année 2020. En revanche, Amazon a doublé son bénéfice net au deuxième trimestre et Zalando, poids lourd du prêt-à-porter en ligne, a vu sa base de consommateurs augmenter de 20% au premier semestre 2020.

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