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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : ce coiffeur girondin vend trois salons "pour ne pas perdre ce qu'il a mis 30 ans à bâtir"

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Par , France Bleu Gironde

La réouverture sera amère samedi pour Arnaud Perrin. L'année 2020 se résume pour lui à deux confinements et trois salons de coiffure vendus, pour faire face à la crise sanitaire et ne pas réduire à néant le travail d'une vie.

Arnaud Perrin propriétaires de 2 salons de coiffure aujourd'hui contre 5 à la sortie du premier confinement
Arnaud Perrin propriétaires de 2 salons de coiffure aujourd'hui contre 5 à la sortie du premier confinement © Radio France - Stéphanie Brossard

Arnaud Perrin, 30 ans de métier, parle de "libération". Enfin, après presque un mois de fermeture (qui s’ajoute aux 55 jours du premier confinement du printemps), il va pouvoir à nouveau travailler, samedi 28 novembre. Il considère que les petits commerçants ont subi "une punition" avec le reconfinement. Arnaud Perrin a le sourire derrière le masque, mais il est aussi amer. Il paie cher la crise sanitaire.

"Certains bailleurs ont fait un geste. Mais pas tous"

Il a vendu trois des cinq salons de coiffure, qu’il avait encore en mai (à Bordeaux-Lac, Mérignac-Soleil et La Teste de Buch). Il a conservé Lormont et le Pian-Médoc, soit 11 des 33 salariés. Un crève-cœur. Mais il n'avait pas le choix. Parce que l’État ne compense pas tout et que les charges fixes continuent à s’accumuler, comme le loyer. "Certains bailleurs ont fait l'effort de nous exempter de loyers mais d'autres non. Et quand vous avez 6000 euros à sortir par mois dans certains centres commerciaux et que vous êtes fermés, vous puisez dans vos réserves. Alors, par mesure de précaution oui en quelque sorte, on a préféré céder trois salons, parce qu'en tant qu'indépendants on engage nos biens personnels. On a préféré assurer nos arrières ne sachant pas de quoi l'avenir sera fait. On a mis 30 ans à bâtir ce que l'on a aujourd'hui et on n,'a pas envie de le perdre en 12 mois".

Un bac sur 3 condamné dans ce salon de coiffure de Lormont
Un bac sur 3 condamné dans ce salon de coiffure de Lormont © Radio France - Stéphanie Brossard

Et même si le téléphone n’arrête pas de sonner pour prendre des rendez-vous depuis l'allocution d'Emmanuel Macron, et que décembre est traditionnellement un bon mois pour les coiffeurs, Arnaud Perrin se fait du souci.

Les nouvelles contraintes sanitaires vont entraîner 20 à 30% de pertes par jour

Les contraintes sanitaires sont importantes : une jauge de 8 m² (au lieu de 4 à la sortie du premier confinement) pour un client. Ce qui veut dire que tous les bacs à shampoings ne peuvent pas être utilisés en même temps, et qu’un peu plus d’un fauteuil sur deux pour les coupes, est condamné. "Incompréhensible alors que l'on peut s'entasser dans les bus ou les trains" s'emporte Arnaud Perrin. Il estime à 20 à 30% la perte par jour. 

Mais ne lui parlez pas d’ouvrir le dimanche. Ce serait "la double peine" selon ses mots. Car, selon la convention collective de la coiffure, il devrait alors payer ses employés, double, mais aussi, leur faire récupérer ces heures en plus.

Nettoyage obligatoire après chaque client
Nettoyage obligatoire après chaque client © Radio France - Stéphanie Brossard
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