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Dossier : La nouvelle éco

La nouvelle éco : l'industrie du papier résiste tant bien que mal en Isère

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département. Aujourd’hui, gros plan sur l'industrie du papier, fleuron de l'économie iséroise il y a encore quelques dizaines d'années, en net repli depuis vingt ans, mais qui a su rebondir avant la crise du covid.

Une chaîne de production de l'usine "Global Hygiène" à Charavines
Une chaîne de production de l'usine "Global Hygiène" à Charavines - Global Hygiène droits réservés

Patrick Jeambar, le président du Groupement des Industries Papetières du Sud-Est (le GIP-SE) est l'invité de "La nouvelle éco" de France Bleu Isère ce jeudi à 7h15. 

Que reste-t-il de l'industrie du papier en Isère ?  

L’industrie papetière fait partie de l’ADN de l’Isère puisque il y a de nombreuses années, l’Isère était le premier département "papier" français du fait justement de l’abondance du bois, de l’eau et de la production d’énergie électrique, avec la houille blanche, l’Hydro-électricité ayant été inventée par Bergès dans l’Isère. Alors, il y a quand même de beaux restes, même si évidemment la production a été considérablement diminuée il y a une quarantaine d’années, il y avait encore dix huit usines de papier en Isère, il n’y en a plus que quatre aujourd’hui qui emploient. 500 salariés (contre 5000 il y a encore quelques années). Mais les quatre qui restent sont encore très vivaces et en Isère nous avons également le centre technique du papier dont les compétences sont reconnues. L'école d’ingénieur INPG forme toujours quatre-vingts ingénieurs par an dans le domaine de la papeterie, l’impression, la transformation des papiers, des matériaux, ... Cette école est unique au monde. Enfin il reste un constructeur de machines à papier mondialement connu : les établissements Allimand à Rives. Il n’y a plus beaucoup de grandes structures de machines à papier en Europe et aux États-Unis, Allimand en fait partie, donc il y a de beaux restes en Isère.

La recette pour survivre c’est de se spécialiser, comme l'ex-Arjowiggins à Charavines qui fait du papier toilette ?

Alors de deux choses l’une : soit vous avez eu des énormes outils de production qui doivent être compétitifs mondialement, il n'y en plus en Isère, c'est pour ça que les usines iséroises ont disparu au fil des années, parce que c’était des petites unités de production, sur des papiers spécifiques comme les papiers graphiques, pour lesquelles il faut des unités énormes. Or, en Isère il n'y a plus que des petites entreprises, des petites lignes de production qui sont sur des productions spécialisées, techniques qui nécessitent beaucoup de compétences de la part du personnel à la fois en production, qu'en "recherche et développement" car il faut beaucoup d’innovation, il faut en permanence rechercher de nouveaux produits et améliorer les produits existants et se démarquer.

Est-ce que le télétravail fait qu’on a moins imprimé donc moins consommé de papier ?

Globalement un peu moins mais ce n’est pas le télétravail qui a fait que on imprime moins, c’est une tendance générale. Par contre sur les papeteries qui sont dans l’Isère et plus "technologiques" au contraire, la consommation de papier a été bonne. L'année 2020 est meilleure pour les papeteries de la région iséroise, c'est une très bonne année.

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France Bleu est à vos côtés durant cette crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projette-t-il dans l’avenir ? 

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