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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : en Isère les professionnels du mariage demandent au préfet d'organiser un "mariage test"

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département. Aujourd’hui, gros plan sur le secteur de l’événementiel et notamment les fêtes de mariage qui sont à l’arrêt depuis octobre. Les professionnels interpellent le préfet de l'Isère.

Une saison estivale des mariages pas comme les autres
Une saison estivale des mariages pas comme les autres © Radio France - Marion Chantreau

Après un premier confinement qui avait tout arrêté, une timide reprise à l'été, le secteur des fêtes de mariages est de nouveau à l’arrêt total depuis octobre dernier. Les professionnels du secteur demandent de la visibilité et aimeraient pouvoir organiser un "mariage test" à l'image de ce qui est en train de s'organiser pour des concerts et des rencontres sportives. Brice Etienne, vice-président de l'union des professionnels solidaires de l’événementiel était l'invité de "la nouvelle éco" de France Bleu Isère ce lundi matin à 7h15.

France Bleu Isère - Dans quelle situation êtes-vous ? Les mariages peuvent avoir lieu mais pas les fêtes qui vont avec...

Brice Etienne - C’est sûr que l’ensemble des fêtes de mariage n’ont pas lieu. L’activité avait déjà connu un premier coup d’arrêt lors du premier confinement au printemps dernier et depuis octobre, tout est complètement à l’arrêt, avec aucune perspective de reprise. On n'a aucune date, on ne sait pas quand les fêtes de mariage vont pouvoir de nouveau se tenir.

Avez-vous des prêts garantis par l’État pour maintenir la survie de vos structures ?

Pour ceux qui en ont obtenu, oui. Le secteur de l’événementiel a été reconnu progressivement dans les différents métiers qui composent les prestataires autour du mariage. Concrètement, l’ensemble des structures, les 55 000 prestataires que l'on représente en France, ont commencé à être éligible au PGE à partir du mois d’octobre dernier. Donc il y a déjà eu six à huit mois où la plupart des structures n’étaient pas éligibles.

Aujourd’hui, avez-vous des clients qui vous demandent des comptes ? 

Oui, c’est effectivement ce qui nous arrive en ce moment. On a tout un tas de couples qui avaient prévu de se marier dans la première période, au printemps dernier, qui avait repoussé en octobre ou à l’automne, et qui ont à nouveau repoussé au printemps. Maintenant, après deux ou trois reports, ils jettent carrément l’éponge. Ils nous demandent du coup de rembourser ce qu’ils nous avaient versé comme acompte.

Vous avez rencontré le préfet de l’Isère vendredi, que lui avez-vous demandé ? 

Nous lui avons demandé la possibilité d’organiser des "mariages tests". À l’image des projets de "concerts tests" pour sauver les festivals ou de "matchs tests" dans les stades de sport. L’idée ce serait pour nous de pouvoir démontrer que, lors d’un mariage, on est capable, nous professionnels, de border, de circonscrire et de l'organiser en toute sécurité sanitaire, pour que cela ne devienne pas un cluster.

Ça veut dire tester tous les convives ?

Oui, tous les convives mais pas uniquement. En fait, il s’agit d’un protocole global qui concerne l’ensemble des métiers, l’ensemble des intervenants : les participants, les mariés, leurs familles et amis mais aussi cuisines, animation. L'obligation de fournir un test négatif un peu comme on est obligé d’en fournir un lorsque l'on doit prendre l’avion pour partir à l’étranger. 

Aujourd’hui, l’idée c’est de pouvoir organiser une fête, tout en respectant la distanciation, les gestes barrières, l’éloignement, le port du masque et garantir que le mariage ne soit pas un cluster. On a fait notre demande au préfet de l’Isère mais bien évidemment, on attend une dérogation de l’État, puisque la préfecture n’autorisera ce type d’expérience que si il y a une dérogation au niveau national.

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France Bleu est à vos côtés durant cette crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projette-t-il dans l’avenir ? 

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