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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : les restaurateurs isérois misent tout sur la vente à emporter pendant le reconfinement

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Par , France Bleu Isère

Les mesures de reconfinement en France doivent durer encore au moins trois semaines et comme depuis le début de la crise sanitaire, les restaurateurs isérois comptent sur la vente à emporter et la livraison pour maintenir une activité et permettre aux employés de travailler.

Un panneau vente à emporter devant un restaurant.
Un panneau vente à emporter devant un restaurant. © Radio France - Natacha Kadur

Jacqueline Amirante, la responsable de la branche restauration de l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie (UMIH) en Isère était l'invitée de "La nouvelle éco" sur France Bleu Isère ce vendredi matin.

France Bleu Isère Vous êtes la gérante de trois établissements bien connus des Grenoblois : la Ferme à Dédé, Chez Marius et Come Prima. Comme tous les autres restaurants, ils sont fermés depuis le mois d'octobre. Pour survivre, certains se sont mis à la vente à emporter et à la livraison. Pour planter le décors, combien de restaurateurs compte l'Isère et combien, parmi eux, pratiquent la vente à emporter ?

Jacqueline Amirante : En Isère, on compte 3500 restaurants qui emploient 8500 salariés environ. Nous avons lancé un questionnaire ce jeudi auprès de nos adhérents et il en est ressorti que 80% d'entre eux font de la vente à emporter, c'est une grosse majorité. 

En un peu plus d'un an de crise, certains ont-ils arrêté la livraison ou, au contraire, ont commencé à en faire en cours de route ?

Certains pratiquent la vente à emporter avant mais tous les autres s'y sont mis en cours de route avec différentes façons de procéder. 50% passent par le principe du "click and collect", 30% livrent eux-mêmes et 15% travaillent avec les plateformes comme Deliveroo et Uber Eats.

Comment s'en sortent les restaurateurs isérois ? La vente à emporter est-elle suffisante ?

Non, ça ne suffit pas. La vente à emporter représente 10 à 15% du chiffre d'affaire habituel des restaurants à la même époque. Les aides sont très importantes, elles permettent de payer tous les frais fixes. La vente à emporter est là pour maintenir le lien avec les clients et faire travailler le personnel pour que le travail reste une raison d'être. 

Avez-vous une idée du nombre de restaurants isérois qui pourraient mettre la clé sous la porte après la crise ?

Pour l'instant, nous n'avons pas d'ordre d'idée, tant que les aides sont là mais je pense qu'à la réouverture, il y aura des dégâts.

Le gouvernement a fixé la mi-mai comme date de réouverture des restaurants, croyez-vous que ce soit possible ?

Personnellement, je n'y crois pas du tout. La mi-mai me paraît un peu tôt étant donné les chiffres dans les hôpitaux et les vaccinations qui ne sont pas encore trop avancées. 

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France Bleu est à vos côtés durant cette crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projette-t-il dans l’avenir ? 

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