Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco

La nouvelle éco en Isère : Supernova Invest, fonds d'investissement en innovation

-
Par , France Bleu Isère

Parmi les fonds d'investissements qui permettent aux petites entreprises de se développer et parfois de devenir grande, Supernova Invest est un fonds qui a la particularité d'avoir été créé à Grenoble avant même d'avoir des bureaux à Paris.

L'équipe de Supernova Invest
L'équipe de Supernova Invest - ©SupenovaInvest

La nouvelle éco nous porte aujourd'hui vers celles et ceux qui financent l'émergence des start-up en espérant en faire de grandes entreprises demain. Supernova Invest est un fonds d'investissement très présent à Grenoble, très porté sur les "deep techs". Explications de texte avec Célia Hart, de Supernova Invest dans la capitale des Alpes.

Celia Hart, Supernova est un fonds d'investissement basé à Paris et à Grenoble. On a envie de dire : pourquoi Grenoble ?

Alors, finalement, ce qui est déjà intéressant c'est qu'à l'origine ça a démarré à Grenoble, puisque ça a démarré dans l'écosystème du CEA à la fin des années 90. Ça a démarré à Grenoble pour une très bonne raison : quand on fait de l'investissement dans des sociétés très jeunes et très, très innovantes, on se place quasiment toujours dans un contexte de technologies qui sont issues de la recherche publique et de centres d'excellence. À Grenoble il y a le CEA mais il y a également le CHU, il y a des écoles d'ingénieurs, il y a même des écoles de commerce. Il y a tout un tissu industriel aussi qui fait qu'il y a cet écosystème qui est propice à la fois à l'émergence et ensuite à l'accompagnement de ces sociétés. Un bon tiers de nos sociétés sont des sociétés qui sont basées dans cette région. On a des sociétés souvent portées aussi par des entrepreneurs issus de cette recherche académique, parfois passés par l'industrie entre temps, et qui portent ensuite ces projets, qui les développent. 

Célia Hart
Célia Hart - ©SupernovaInvest

Alors, comment vous fonctionnez ? D'où vient l'argent et où est ce qu'il va ? 

L'argent nous est confié par des investisseurs, des industriels, des banques... On a aussi des entrepreneurs qui ont réussi. On a également quelques acteurs académiques comme le CEA. Toutes ces parties nous confient de l'argent, en quelque sorte, pour une durée d'à peu près une dizaine d'années, et nous on investit dans des sociétés jeunes, des sociétés innovantes. On les accompagne et à un moment donné, évidemment, ces sociétés, elles sont soit rachetées, soit elles sont introduites en Bourse, ce qui nous permet, nous, de récupérer notre investissement avec une plus value. En tout cas, c'est ce qu'on espère, c'est ce qu'on vise. Et ensuite, une fois que cette boucle est bouclée, au bout des dix ans, on va rendre l'argent à nos propres investisseurs, avec évidemment une attente de plus values financières. 

Vous parlez de "sociétés innovantes", on rencontre aussi souvent le terme de "deep tech", quelle différence ?

Alors, avec les deep techs on va encore plus loin en quelque sorte. On va dans une logique vraiment d'une société qui va répondre à des besoins sociétaux majeurs dans la santé, dans l'énergie et l'environnement, dans la microélectronique, l'industrie... A Grenoble on a des sociétés comme Diabeloop, qui développe ce qu'on appelle des pancréas artificiel. Donc des dispositifs médicaux, vraiment pour aider des patients atteints de diabète de type 1, une pathologie très invalidante, à mieux gérer leur pathologie. Je pense que c'est la caractéristique "deep tech". S'ajoute à cela le fait que les produits et les services sont quasi toujours basés sur des innovations de rupture, des innovations très fortes, qui sont quasi toujours issues de laboratoires de recherche académique et protégés par la propriété intellectuelle. Donc, c'est un peu cet ensemble là qui caractérise aujourd'hui la deep tech. Donc c'est un label qui permet vraiment de recouvrir toutes ces notions là. 

Vous avez un nouveau fonds à placer de 145 millions d'euros. Qu'allez vous en faire? 

Historiquement on a beaucoup été positionnés sur des étapes de démarrage. L'objectif de ce fonds surtout, c'est d'aller sur des sociétés qui sont un petit peu plus avancées, qui sont dans des phases de déploiement commercial et des phases plutôt d'industrialisation et de mise en production. On a identifié un certain nombre d'opportunités. On a d'ailleurs fait deux investissements déjà avec ce fonds, dont une dans la région qui est la société Aledia. Elle est en train de construire une usine où elle va embaucher à peu près 500 salariés, etc. Nous, on s'inscrit avec ce nouveau fonds dans cette dynamique de déploiement et de très forte croissance. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess