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La Nouvelle éco en Poitou : l'activité des autocaristes freinée par l'absence de touristes

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Par , France Bleu Poitou

Privés de touristes, les gérants d'entreprises de transports en autocar souffrent énormément de la crise sanitaire de la Covid 19. En Poitou, certains vont même devoir mettre la clef sous la porte.

Autocar (illustration)
Autocar (illustration) © Radio France - Philippe Thomain

L'activité des autocaristes est au point mort depuis le début du premier confinement. D'abord obligés de fermer boutique, les gérants n'ont pas pu redémarrer à pleine vitesse en raison du manque de touristes cet été en Poitou et se retrouvent désormais frappés par le reconfinement. Résultat, des recettes parfois inexistantes en 2021 et déjà des faillites.

Des entreprises au bord du gouffre

Des autocars sur les parkings, immobiles depuis le mois de mars. Le constat est catastrophique pour Sébastien, gérant de Seb Evasion à Mouterre-Silly près de Loudun. Cette année il va enregistrer une chute de son chiffre d'affaire de 90%. "On ne sait plus sur quel pied danser", explique ce poitevin qui dit n'avoir aucune visibilité sur l'avenir. "On a déjà des conducteurs qui ont démissionné parce qu'ils ne voyaient plus d'avenir dans ce métier là", raconte Sébastien. 

On ne sait plus sur quel pied danser - Sébastien

Certaines entreprises comme celle d'Yvon pensent même à mettre la clef sous la porte. Il n'a que deux bus, deux minibus et il est le seul employé de sa société qui ne faisait que du transport de touristes et du tourisme d'affaire. Il a tout perdu avec cette crise sanitaire et son entreprise pourrait ne pas tenir le choc. "On va être obligés de vendre les minibus et pour les bus on a obtenu un report de crédit", dit le gérant qui multiplie tous les recours pour sauver la société.

Le transport scolaire pour garder la tête hors de l'eau

Les autocaristes qui s'en sortent le mieux, ce sont ceux qui font du transport scolaire. Cela représente 50% de l'activité de Guy Demeulier 32 véhicules et 26 chauffeurs à Vaux-en-Couhé dans le sud de la Vienne. Sans cela son entreprise n'aurait pas tenu après un printemps et un été catastrophique. "Mars, avril, mai et juin représente la période forte pour nous et on a fait même pas 5% de ce que l'on fait d'habitude", se désole le chef d'entreprise.

L'activité périscolaire est aussi quasiment à l'arrêt - Éric Étienne

Même les plus grosses entreprises sont touchées par cette crise. Éric Étienne est le directeur des Rapid du Poitou, 155 autocars dans la Vienne et l'Indre. Il emploi 168 salariés et a du recourir au chômage partiel pour ses employés de la partie tourisme. "L'activité périscolaire est aussi quasiment à l'arrêt", constate-t-il. 

"La saison 2021 est déjà cuite"

Un coup dur de plus d'autant qu'il faut continuer à assurer la désinfection des véhicules et le travail quotidien des mécaniciens pour chaque véhicule. 

Cela représente environ 15% de son activité en moins et il ne compte pas se rattraper en 2021. "La saison 2021 est déjà cuite. En général les voyages linguistiques des écoles se préparent en ce moment pour être faits en mars, avril ou mai, mais globalement cette saison là est déjà fichue" juge Éric Étienne qui n'image pas un retour à une situation quasi normale avant un an minimum.

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