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Dossier : La nouvelle éco

La Nouvelle Éco : la Camif lance une journée "sans Google"

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

L'entreprise d'équipement de maison, basée à Niort dans les Deux-Sèvres, appelle les annonceurs à boycotter le moteur de recherche pendant la journée du 1er mai. Objectif de cette révolte numérique : protester contre l'augmentation de 2% des tarifs publicitaires imposée par Google.

Emery Jacquillat, président de la Camif, appelle les autres annonceurs à ne pas payer le tarif publicitaire de Google.
Emery Jacquillat, président de la Camif, appelle les autres annonceurs à ne pas payer le tarif publicitaire de Google. © Maxppp - Olivier Corsan

À partir du 1er mai, Google augmentera de 2% le tarif des publicités diffusées sur son moteur de recherche. "Ces frais sont destinés à couvrir une partie des coûts liés au respect de la réglementation relative à la taxe sur les services numériques en vigueur", justifie le géant américain dans un mail adressé à ses clients français. 

Il s'agit de compenser le coût de la taxe de 3% dite "Gafa", appliquée depuis novembre 2019 aux entreprises du numérique qui réalisent plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires sur des activités numériques dans le monde, dont 25 millions en France.

Google répercute la taxe sur ses tarifs

Amazon et Apple en font déjà payer le prix à leurs clients. C'est donc au tour de Google de répercuter la taxe sur ses tarifs. Mais la décision de Google est "inacceptable" et "scandaleuse" pour Emery Jacquillat, le président de la Camif, célèbre entreprise française d'ameublement et d'équipement pour la maison, basée à Niort : "C'est nous, les commerces et les citoyens français, qui allons payer la taxe destinée à faire payer l'impôt auquel Google échappe", s'indigne l'entrepreneur. Alors pour protester contre cette hausse des tarifs publicitaires, la Camif lance une opération "Journée sans Google". 

Concrètement, elle cessera de n'acheter aucun mot clé sur le moteur de recherche : "On va disparaître de la partie payante de Google, qui apparaissent en premier lorsqu'on tape un mot dans la barre de recherche, comme "meuble" ou "matelas"", précise Emery Jacquillat. L'idée de de "priver Google de notre budget pub", poursuit-il. Le référencement représente 5% des dépenses de l'entreprise, "et ça augmente, puisque c'est déjà deux fois plus cher qu'il y a dix ans", constate le PDG.

Des commerces "dépendants"

Selon lui, Google exerce un "abus de position dominante" en profitant de son quasi-monopole. En effet, plus de neuf Français sur dix qui utilisent un moteur de recherche passent par Google. "C'est le péage sur l'autoroute que nous n'avons pas le choix d'emprunter", résume Emery Jacquillat. "En particulier pendant la crise sanitaire, les commerces en sont encore plus dépendants pour réaliser leur chiffre d'affaire, alors c'est très cynique de la part de Google", juge-t-il. En 2020, Google a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 47 milliards d'euros en 2020. Un record, tandis que de nombreux commerces ont dû garder le rideau baissé et miser davantage sur la vente en ligne.

Cette action, "c'est le pot de terre conte le pot de fer", admet Emery Jacquillat. C'est pourquoi il appelle également "tous les consommateurs et les annonceurs français" à rejoindre son initiative : "Si deux-tiers des 30.000 annonceurs français de Google coupent ne serait-ce qu’une seule journée leur budget publicitaire, cela reviendra à priver Google de 2% de son chiffre d’affaires sur un mois, et se serait déjà une belle victoire", projette-t-il. Ce serait un sacré défi pour nombre d'entre nous, habitués à utiliser le moteur de recherche, mais aussi les multiples services de l'entreprise américaine, comme Maps, Waze, Youtube ou encore Gmail. Quant aux commerçants, leur référencement sur Google est devenu presque vital.

Reste à savoir si cette action provoquera un réel mouvement de retrait des annonceurs clients de Google, où si cela restera un coup de communication communication isolé. En tous, on se souvient que l'idée de fermer le site internet de la Camif le jour du "Black Friday" dès 2017, a été suivie par d'autres enseignes dans les années qui ont suivi.

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