Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La Nouvelle éco : la crise sanitaire a de lourdes conséquences sur les transporteurs routiers en Creuse

-
Par , France Bleu Creuse

La période est compliquée pour les entreprises locales, à cause de l’épidémie de Covid. La baisse d’activité des artisans et des industriels affecte les transporteurs routiers, dont le carnet de commandes dépend des autres secteurs.cre

Camions (photo d'illustration)
Camions (photo d'illustration) © Radio France - Lucie Thuillet

Difficile, quand on est chef d’entreprise, de se projeter dans l’avenir, alors que la deuxième vague de l’épidémie de Covid secoue le pays et l’économie. La période est compliquée pour tous les secteurs, particulièrement pour les transporteurs routiers. 

Exemple avec les Transports Rémy Arcin, entreprise creusoise qui compte une douzaine d’employés à Saint-Sulpice-le-Dunois. Elle est spécialisée dans le transports de marchandises pour des professionnels.

France Bleu Creuse : Comment la crise a-t-elle un impact sur votre activité ?

Rémy Arcin, gérant : Nos clients, ce sont quasiment tous des industriels en Creuse, dans l’Indre, la Haute-Vienne. On fait beaucoup de transport de menuiserie industrielle, de la marchandise générale et tout type de fret. On est tributaire des autres, donc quand un industriel local est en difficulté et a peu de commandes, forcément nous on a peu de volume à transporter. 

France Bleu Creuse : Comment traversez-vous cette crise ? 

Rémy Arcin, gérant : C’est compliqué. On a beaucoup travaillé, on a eu beaucoup d’activité entre le mois de juin et le mois d’août. Mais tout s’est un peu écroulé au mois de septembre, il y a très peu d’activité. Les marchés sont sensibles, il y a peu de choses à transporter. 

France Bleu Creuse : Comment s’est passé le confinement dans votre entreprise ? 

Rémy Arcin, gérant : On a arrêté l’activité mi-mars, pendant cinq semaines. Les entreprises fermaient à droite, à gauche, donc il n’y avait pas trop de raison de continuer. Puis, on a rattaqué tout doucement, on a relancé un véhicule à la fois, et on était à 100% de l’effectif fin juin. 

France Bleu Creuse : Ces semaines d’arrêt total et cette reprise progressive ont été un gros coup dur ? 

Rémy Arcin, gérant : C’est un gros coup dur. Les banques ont quand même mis des choses en place, via le gouvernement. Cela a amené de la souplesse. On doit toujours beaucoup d’argent, il faudra rembourser. On a à peu près perdu entre 300.000 et 400.000 euros de chiffre d’affaires, c’est énorme. Si tout se passe bien, on va faire une année à zéro. On va payer les salaires, les charges, mais il ne restera rien à la fin. En parlant un peu grossièrement, on peut dire qu’on serre les fesses pour que ça passe pour l’année prochaine.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess