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Dossier : La nouvelle éco

La nouvelle éco : la start-up grenobloise Phoenix Mobility met un tigre électrique dans votre moteur

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département. Coup de projecteur aujourd'hui sur Phoenix Mobility, une start-up grenobloise qui fait de votre voiture thermique une voiture électrique. Son premier client ? La Ville de Grenoble.

Une partie de l'équipe de Phoenix Mobility
Une partie de l'équipe de Phoenix Mobility © Radio France - Lionel Cariou

La start up Phoenix Mobility a été créée il y a un an au sein de l'école d'ingénieurs INP-Grenoble et transforme les voitures thermiques en voitures électriques. Wadie Maaninou, l'un de ses cinq cofondateurs, est l'invité de "La nouvelle éco" ce mercredi sur France Bleu Isère.

Wadie Maaninou répond aux questions de Véronique Saviuc

Comment faites-vous pour transformer une voiture thermique en voiture électrique ?

On a une équipe d'ingénieurs qui développe des kits de conversion avec toute une phase de conception, de production et de design qui permet de remplacer le moteur thermique par un nouveau moteur électrique pour permettre au véhicule d'être "zéro émission".  

Vous existez depuis un an, vous venez de vous agrandir en vous installant récemment à Saint-Martin-d'Hères, ce qui est plutôt bon signe. Vous avez bien résisté à la crise du coronavirus ? 

La crise du coronavirus a été assez compliquée pour toutes les entreprises. Mais, en ce qui nous concerne, ça a été un accélérateur, parce que ça a mis tout le monde sous pression. On s'est dit : "c'est soit à la vie soit la mort" pour  l'entreprise, et aujourd'hui on a la chance d'en être sorti un peu plus fort. On a continué à travailler pendant le confinement, mais depuis chez nous, en réorganisant notre planning pour faire en sorte que tout le monde puisse travailler sans chômage partiel avec nos ordinateurs. Au départ, on était 5 co-fondateurs. Aujourd'hui on est une quinzaine, dont une dizaine de collaborateurs.

Pour rouler sur la voie publique, vos véhicules doivent être homologués, est ce que vous avez obtenu cette homologation ?

C'était notre plus gros frein. Lorsqu'on a démarré, on ne pouvait pas homologuer des véhicules convertis à l'électrique. On a dû batailler pour faire évoluer la réglementation. Aujourd'hui la réglementation est possible et nous l'avons obtenue. C'est fait !

Est-ce qu'on peut voir rouler l'un de vos prototypes dans les rues de Grenoble ? Et comment peut-on les reconnaître ? 

Oui, parce que la Ville de Grenoble est notre premier client. On accompagne la ville de Grenoble dans la conversion de son parc automobile. On a proposé à la Ville une première conversion il y a quelques mois et on l'a livrée au maire Eric Piolle début juillet. A ce stade, il y a seulement des stickers qui permettent de savoir que le véhicule a été transformé en véhicule électrique. Et demain, on travaillera un peu plus sur le visuel qui permettra de reconnaître la marque.

Vos clients sont surtout des collectivités locales ? 

Exactement. Aujourd'hui, on accompagne les collectivités locales et des entreprises pour renouveler leurs parcs pour ne pas avoir de limitations liées aux interdictions de circulation dans les villes, notamment dans les zones à émission réduite. Donc en fait on convertit des véhicules utilitaires pour les flottes d'entreprises et collectivités locales. Dans plusieurs grandes métropoles, il y a des ZFE, des zones à faibles émissions, ce qui fait que les véhicules thermiques, un peu anciens, ne peuvent plus rentrer dans les centres-villes. Nous, on a une solution qui permet de prolonger leurs durées de vie et surtout une durée de vie propre, avec zéro émission. 

Combien coûte la transformation d'un véhicule thermique en véhicule électrique ? 

Aujourd'hui, c'est autour de 15000 euros auxquels on peut ajouter des aides locales et des aides nationales qui vont de 5000 à 7000 euros. 

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