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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : "Le monde du ski ne peut pas être le trophée de la lutte contre le Covid" (DSF)

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Par , France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie

Chaque jour, France Bleu accompagne ceux qui font l'économie dans le département. Alors que le gouvernement doit confirmer que les remontées mécaniques n'ouvriront pas cet hiver, les professionnels des stations ne comprennent pas pourquoi le ski, loisir de plein air, est stigmatisé.

 Photo d'illustration de remontées mécaniques à l’arrêt  à Saint-Pierre de Chartreuse, malgré l'importante couche de neige
Photo d'illustration de remontées mécaniques à l’arrêt à Saint-Pierre de Chartreuse, malgré l'importante couche de neige © Radio France - Véronique Saviuc

Les remontées mécaniques ne devraient pas tourner cet hiver, la rumeur d'une saison blanche en station enfle depuis deux jours. Le gouvernement devrait officialiser sa décision dans la journée de mercredi. Alexandre Maullin, le président de Domaines skiables de France, la chambre professionnelle du secteur, est l'invité de "la nouvelle éco" de France Bleu Isère à 7h15 ce mercredi.   

Êtes-vous dans la confidence de ce que va annoncer le gouvernement ?  

On n’en est qu’au stade des rumeurs et des fuites dans la presse, mais on sent bien que la situation apparaît compliquée pour une ouverture au 30 janvier. Ce qui nous inquiète énormément. 

Quand le premier ministre met en avant "l’argument sanitaire" supérieur à "l’argument économique" comment réagissez-vous ?

Déjà le côté sanitaire est une priorité pour nous. Depuis le mois d’août, on a travaillé avec tous les acteurs des stations ensemble, et non pas activité par activité comme ça se fait en ville, tous les acteurs ont travaillé ensemble pour garantir la meilleure sécurité possible. À un moment, il faut peut-être que les protocoles, qui ont été validés par l’État, par le conseil interministériel de crise, soient pris en compte et que l’on puisse nous donner une chance de pouvoir faire vivre nos territoires.

L’argument sanitaire, c'est vouloir vous faire porter un mauvais chapeau selon vous ?

Pourquoi dans ces cas-là, la problématique qui est le déplacement de la population, n’a pas été réglée pour des vacances à Dubaï, des vacances aux Antilles, des vacances en bord de mer à Noël ? On ne veut pas être discriminé ! S’il doit y avoir une politique stricte sur le plan sanitaire, elle doit s’appliquer à tout le monde ! On ne peut pas être entre guillemets le trophée de la lutte contre le Covid alors qu’il n’y a pas plus de risques de venir faire du ski que de faire n’importe quelle autre activité physique en plein air.

Une saison blanche : qu’est-ce que ça représente en terme de casse économique et de casse sociale ?

Alors sur la casse sociale, les situations sont très disparates. Il y a ceux qui ont profité de l’opportunité de placer leurs collaborateurs en activité partielle, même s'il nous reste les congés payés, qui sont une charge importante si on devait les verser, et qui pourrait nous déstabiliser. Et puis sur la case économique, on se rend compte que le volume d’affaires qui est généré par le ski en France c’est 10 milliards de recettes par an. C’est une ressource très importante. Ça peut être jusqu’à 40 % de l’activité d’un département de montagne. C’est un manque-à-gagner qui est énorme. Et si on ne se relève pas, c’est 120 000 emplois qui sont en jeu.

Un manque-à-gagner que vous ne pourrez pas combler avec la raquette ou le ski de randonnée ?

On nous a chanté depuis des années que le ski n’était plus la raison pour laquelle les gens vont en station. Or, on a bien vu qu’à Noël et au jour de l’an, il y a eu 70 % de fréquentation en moins sur le territoire !  Donc le ski de piste, quoi qu’on en dise, reste le modèle économique qui permet aux territoires de montagne de vivre et de survivre.

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France Bleu est à vos côtés durant cette crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projette-t-il dans l’avenir ? 

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