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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : à Reims, l'inquiétude des dirigeants de clubs de sport amateur, grands oubliés de la crise

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Avec l'annonce d'un reconfinement et l'arrêt des entraînements et des compétitions, les dirigeants de clubs craignent de perdre des licenciés mais aussi les partenaires privés qui représentent parfois la moitié du budget. Témoignages au coeur du sport amateur à Reims.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Radio France - Thomas Nougaillon

Il y a déjà eu le cri d'alarme du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et de 95 fédérations sportives qui s'inquiétaient lundi ne pas compter parmi les "priorités" dans la gestion de crise sanitaire. Pas un mot du sport et des clubs de la part d'Emmanuel Macron lors de l'annonce du reconfinement mercredi 28 octobre. Face aux compétitions et aux entraînements annulés, les clubs amateurs sont touchés de plein fouet par la crise car les partenaires privés, les entreprises, sont elles même en difficultés

On passe entre les radars alors qu'on a tout d'un club professionnel -- Roselyne Cherronnet du RCH 

"C'est extrêmement fragile, on sent qu'on est sur le fil et qu'à tout moment on peut perdre un partenaire et du coup l'équilibre du club peut être remis en question chaque semaine... on doit voter un budget prévisionnel c'est juste pas possible car il y a trop d'incertitudes avec un budget qui repose à 60% sur le partenariat privé", explique Roselyne Cherronet vice-présidente du club Reims Champagne handball et joueuse de Nationale 1 au RCH. Des joueuses de Nationale 1 à l'arrêt, privées d'entraînement et de compétitions. 

"On passe entre les radars, alors qu'on a tout d'un club professionnel, on a 3 salariés, on a recruté des joueuses de Division 1 et Division 2 cette année, on s'entraîne cinq et six fois par semaine, et là on est considérés comme des amateurs et on peut plus s'entraîner", regrette Roselyne Cherronet. Conséquence : les partenaires n'ont pas la visibilité escomptée, faute de matchs, et c'est le modèle économique des clubs qui vacille. 

La peur de perdre des licenciés 

Pour Pierre-Mary Négrier, président du Reims métropole hockey (220 licenciés), l'objectif reste de fidéliser les 45 partenaires du club, même s'ils donnent moins d'argent à l'avenir. Le Reims métropole hockey qui a 5 salariés à temps plein, ce qui est important pour un club de cette taille. "La saison dernière a déjà été écourtée avant la fin, c'était les play-offs le plus intéressant médiatiquement, donc en fonction de la durée d'arrêt de l'équipe séniors, j'ai peur qu'il y aie une usure, une désaffection...", souligne Pierre-Mary Négrier. 

"La crainte c'est qu'il y ait aussi une désaffection de la part des licenciés et puis on a déjà demandé aux licenciés de faire un effort la saison dernière en étant solidaires, on va leur demander d'être à nouveau solidaires et j'ai conscience que c'est beaucoup... et à partir de là ça reste une association donc l'équilibre est sur un fil", souligne encore Pierre-Mary Négrier qui n'a fait face à aucune demande de remboursement de licence pour l'instant. 

La Nouvelle éco à réécouter : le sport amateur en péril.

On en appelle au ministre des sports ! -- Pierre Gatti, président du RCH

La ville de Reims compte 175 clubs sportifs sur son territoire et pour Raphaël Blanchard, adjoint au maire en charge des sports, se dit conscient du problème : "si on continue dans le sens qu'on voit, les partenaires ne se maintiendront pas, les recettes vont diminuer encore du fait des buvettes et des événements organisées comme les vide greniers qui ne le sont plus et donc des modèles économiques d'associations sont mis en péril, il y aura des situations différentes selon les sports...". Alors quelles solutions ? Raphaël Blanchard se dit attentif, pour faire du cas par cas. 

Pour Pierre Gatti, président du Reims Champagne handball, il y a urgence :"on en appelle au ministre des sports ! On pense au monde professionnel, les grands clubs de foot comme le Stade de Reims n'auront jamais de problèmes, mais le problème se situe au niveau juste en dessous, pas encore professionnels mais plus tout à fait amateurs, et c'est là que l'oubli est le plus grand"

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