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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : les esthéticiennes iséroises "entre injustice et colère"

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Par , France Bleu Isère

L'Iséroise Martine Berenguel, co-présidente de la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté et spas (70 000 entreprises), dénonce une injustice. Contrairement aux salons de coiffure, les établissements qu'elle représente sont fermés durant ce troisième confinement national.

Le salon de beauté Joséphine est ouvert à Clermont-Ferrand depuis le 1er octobre
Le salon de beauté Joséphine est ouvert à Clermont-Ferrand depuis le 1er octobre © Radio France - Claudie Hamon

Depuis le début de ce troisième confinement, les salons de coiffure peuvent garder leurs portes ouvertes. Ils font partie des commerces jugés essentiels, selon une liste établie par le gouvernement. Mais ce n'est pas le cas des instituts de beauté et des spas. "Une injustice", déplore Martine Berenguel.

France Bleu Isère : Les salons de beauté sont à nouveau fermés depuis l'annonce du président de la République, le 31 mars. Les coiffeurs, ou les fleuristes, peuvent rester ouverts, mais pas vos établissements... 

Martine Berenguel : Pour moi c'est une véritable injustice, sous sommes partagés entre injustice et colère. Nous avons toujours fait notre possible pour respecter l'accueil de nos clientes, les mettre en sécurité avec les gestes barrière qui sont toujours d'actualité depuis plus d'un an. Nous n'avons surtout aucune visibilité sur cette réouverture autour du 15 mai... C'est compliqué pour nous parce qu'on nous annonce la réouverture des hôtels et des restaurants, des bars, par contre on fait fi des instituts de beauté qui, pourtant, sont quand même indispensables à notre clientèle.

Vous ne faite pas donc partie des établissements dont la réouverture a été évoquée?

Absolument ! C'est insupportable pour nous. Nous déplaçons moins de monde que celles qui vont au supermarché. Nous nous sentons vraiment en colère, voilà. On n'est vraiment pas content, et surtout on ne nous explique pas pourquoi on ne nous laisse pas retourner à l'activité. C'est très compliqué à vivre au quotidien .

Économiquement quelles sont les conséquences ? 

Économiquement bien entendu depuis un an c'est dramatique pour environ 20 % de notre réseau d'instituts. J'ai une grande pensée pour les spas qui déjà travaillaient à lala moitié de leurs capacités depuis plusieurs mois, alors que les instituts avaient pu reprendre la totalité de leur activités. Une pensée aussi pour mes collègues des Alpes-Maritimes et du Nord qui ont eu, elles, trois semaines de plus d'arrêt. Là on est en pleine saison, on a vraiment besoin de faire de la trésorerie et besoin de recevoir aussi nos clients qui ne comprennent pas non plus. Il faut savoir que si notre clientèle vient chez nous, c'est qu'on respecte l'hygiène. Et on ne  comprend pas pourquoi on serait moins essentiels que nos coiffeurs.

Avez-vous recours au chômage partiel ?

Bien sûr on a recours au chômage partiel, mais il faudrait aussi bien expliquer à vos auditeurs que l'employeur doit avancer le salaire pour être ensuite remboursé trois semaines plus tard par l'État. C'est très injuste, on n'a pas de trésorerie c'est compliqué d'avancer les salaires. Certaines entreprises ont vraiment de grosses difficultés.

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