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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : les fleuristes demandent que la grande distribution ne puisse pas vendre de fleurs

Les fleuristes demandent que les grandes surfaces soient limitées à ne pouvoir vendre que la nourriture et des produits vraiment essentiels.

Les fleuristes sont autorisés à ouvrir jusqu'à dimanche du fait de la Toussaint.
Les fleuristes sont autorisés à ouvrir jusqu'à dimanche du fait de la Toussaint. © Maxppp - Lionel Le Saux

Les quelque deux cents fleuristes de la Loire sont soulagés après la dérogation que le gouvernement leur accorde. Ils pourront ouvrir jusqu'à dimanche malgré le reconfinement. "C'est très important, on a tous des magasins remplis de chrysanthèmes et l'activité de la Toussaint peut représenter pour certains jusqu'à 20% de [notre] chiffre d'affaires", explique Pauline Ferret qui tient le magasin de fleurs Mil’ pots à Bonson. 

Elle préside aussi la chambre syndicale des fleuristes de la Loire : "On ne s'était pas tous complètement relevés du premier confinement. On craint des dépôts de bilan qui font peur. Sur la Loire, deux fleuristes au moins ont fermé et certaines entreprises ne sont pas spécialement en forme."  

Dans l'allocution du président de la République, mercredi soir, un passage a attiré son attention, le fait qu'Emmanuel Macron souhaitait "que nous puissions continuer à enterrer dignement nos proches". "Ça implique que notre profession puisse continuer à répondre à la demande des gens", considère la commerçante malgré une incertitude quant aux approvisionnement en fleurs dans les jours et semaines à venir. "Si la France soutient ses commerces de proximité, elle doit interdire aux grandes surfaces de vendre des fleurs."

Ecoutez Pauline Ferret avec Emeline Rochedy dans la Nouvelle éco ce vendredi 30 octobre

"La majorité des fleuristes va essayer de mettre en place des drives pour continuer d'apporter du bonheur aux gens, surtout dans cette période très compliquée", estime Pauline Ferret. Comment limiter la casse ? La profession "demande qu'il y ait _un geste qui soit fait par rapport aux grandes surfaces, qu'elles soient limitées à ne vendre que de l'indispensable, c'est à dire de la nourriture_. Il faut protéger les commerces de centre-ville, insiste la présidente de la chambre syndicale des fleuristes de la Loire. Il faut nous permettre de vendre en drive, de pouvoir faire de la livraison. Les grandes surfaces vendent du parfum, des fleurs, des vêtements... Il faut arriver aujourd'hui à dire : La France soutient ses commerçants et empêche les grandes surfaces, qui ne sont pas professionnelles dans tous ces métiers, de vendre et de se limiter à l'indispensable". 

Le brin de muguet toujours en travers de la gorge

Sans compter que ça aiderait la profession à oublier ce qu'il s'est passé au printemps : les jardineries ouvertes pendant le premier confinement, les grandes surfaces proposant du muguet et les fleuristes autorisés in extremis, la veille du 1er mai, à vendre des brins, trop tard pour leur permettre de s'approvisionner.

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