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Dossier : La nouvelle éco

La nouvelle éco : les guides-conférenciers attendent des jours meilleurs

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Par , France Bleu Auxerre

Le métier de guide-conférencier est durement frappé par la crise sanitaire. Une profession marquée par une grande précarité et une grande variété de statuts. On en parle avec Edwige Auger, guide-conférencière dans l'Yonne.

Les  guides-conférenciers avaient manifesté à Paris en juillet 2020 pour dénoncer l'effondrement de leur activité avec la crise sanitaire.
Les guides-conférenciers avaient manifesté à Paris en juillet 2020 pour dénoncer l'effondrement de leur activité avec la crise sanitaire. © Maxppp - Vincent Isore

En raison de la crise sanitaire, l'année 2020 a été incroyablement difficile pour le secteur du tourisme. Et l'année 2021 ne semble pas vraiment repartir. Parmi les professions les plus touchées, il y a les guides-interprètes-conférenciers. Ce métier, souvent précaire, n'apporte le plus souvent qu'un complément de revenus à celles et ceux qui le pratiquent. Ces professionnels sont toujours lourdement impactés par la situation économique et sanitaire. Edwige Auger, guide-conférencière à Sens, répond aux questions de France Bleu Auxerre dans la Nouvelle Eco.

France Bleu Auxerre : L'année qu'on vient de passer a été difficile pour votre profession. Etes-vous  confiante pour une reprise de l'activité dans les prochaines semaines ou les prochains mois ?

Edwige Auger : Dans les prochaines semaines, ce serait mentir. Des différentes réunions d'informations auxquelles j'ai pu assister, les remontées d'information laissent d'avantage une ouverture pour le dernier trimestre de cette année.

Quel est le statut des guides, comme vous ?

C'est un métier qui, par la complexité des statuts (que ce soit autoentrepreneur, salarié ou intermittent du spectacle) rappelle aussi la précarité de la profession. Car l'activité de conférences, de visites, ou d'ateliers est ponctuelle. Et c'est la multiplication des missions qui peut assurer un revenu, voire, plus généralement, un complément de revenus.

Vous, qu'est-ce qui vous fait vivre aujourd'hui ?

Ce n'est pas du tout l'activité de guidage puisque j'ai aussi une autre activité , qui est devenue principale : je suis aussi bibliothécaire. J'ai toujours considéré que de n'avoir qu'une activité de guidage revêtait un caractère aléatoire, et que pour vivre, il faut avoir des garanties que la profession ne permet pas.

Est-ce que vous vous sentez, avec vos collègues, suffisamment soutenue par l'Etat, les collectivités, les lieux touristiques ?

La aussi, il y a une disparité de l'accompagnement en fonction des statuts. Vous avez des collectivités qui ont poursuivi leur effort d'accompagnement en honorant les prestations qui n'avaient pas pu être réalisées du fait d'interruptions brutales. Ensuite, pour les autoentrepreneurs, il y a le fonds de garantie qui a été mis en place par l'Etat. Mais c'est vrai que bon nombre d'entre nous ont envisagé une reconversion pour assurer la vie quotidienne, en espérant que ça puisse reprendre. Mais pour cette année, ça semble bien illusoire.

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