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La nouvelle éco : "Les métiers de la filière textile mériteraient d'être valorisés"

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Par , France Bleu Isère

Raidlight, fabricant de vêtements de trail, fête cette année les 10 ans de son installation à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère). La marque a été rachetée l'an dernier à Rossignol par une vingtaine d'associés, dont le fondateur Benoît Laval.

Stéphane Bacconnier directeur général de Raidlight
Stéphane Bacconnier directeur général de Raidlight - Raidlight

Voilà dix ans que Raidlight fabrique des vêtements de trail à Saint-Pierre-de-Chartreuse, en Isère. L'an dernier, la marque a été rachetée à Rossignol, par une vingtaine d'associés. Parmi eux, le fondateur, Benoît Laval. Le directeur de la société, Stéphane Bacconnier était ce jeudi l'invité de la Nouvelle éco de France Bleu Isère.

France Bleu Isère : Vous avez remis en route l'atelier il y a maintenant quelques mois. Comment ça se passe pour vous ?

Stéphane Bacconier : Effectivement, les ateliers étaient à l'arrêt lorsque nous avons repris avec 20 associés l'entreprise, en août 2020. L'ensemble des machines étaient emballées et sur le point de partir en Italie. Il a fallu remettre en l'état l'ensemble de l'outil de production. Nous avons recruté sept nouveaux collaborateurs pour atteindre une équipe de 28 personnes. Il a fallu également moderniser l'atelier, en passant par l'achat de nouvelles machines, ce qui a nécessité un investissement de 80.000 €. Pour ce démarrage, le contexte Covid nous a amené à proposer des masques barrière pour respecter la réglementation en vigueur dans les courses de trail.

Des masques de sport...

Effectivement ce sont des masques pour se protéger du Covid, pour respecter la réglementation en vigueur dans les courses puisque le port du masque obligatoire est au départ, lors des ravitaillements et à l'arrivée. 

Ces masques vous les fabriquez à Saint-Pierre-de-Chartreuse ?

Tout à fait, on les fabrique à Saint-Pierre. Ça a été le premier produit qu'on a lancé et il y a eu un engouement immédiat. On en a produit 20.000 en l'espace de quatre mois. 

Quelle est la part de la production réalisée aujourd'hui à Saint-Pierre-de-Chartreuse et quel est votre objectif dans le futur ?

Elle était de zéro en août l'année dernière. Aujourd'hui, la part de notre production réalisée à Saint-Pierre est 10 % de notre chiffre d'affaires. On va réaliser à peu près 30.000 pièces de textile sur cette première année et notre ambition c'est de doubler cette production sur le second exercice, à partir d'août l'année prochaine .

C'est donc la stratégie du Made in France pour une partie de la production. C'est un pari risqué ou, selon vous, la clientèle est prête à s'engager ?

Le Made in France pourquoi ? Avant tout parce que ça a du sens : ça a du sens pour nos clients, ils sont demandeurs de produits locaux, éco-responsables, et pas uniquement dans le cadre du Covid. C'est une tendance pérenne. Et également ça a du sens pour le chef d'entreprise que je suis de produire des textiles au sein du massif de la Chartreuse.

Le textile est un secteur qui a beaucoup délocalisé ces dernières années. Est-ce qu'on trouve encore de la main d'œuvre ?

Effectivement, le recrutement est la principale problématique dans le sens où c'est avant tout une aventure humaine. Et pour accélérer notre production, on doit recruter, former, fidéliser des jeunes talents. Depuis neuf mois, j'ai déjà accueilli une quinzaine de stagiaires, j'ai pris des contrats en alternance (notamment avec le lycée Argouges, à Grenoble). Ce sont des métiers qui ont perdu leur intérêt et leur valeur, et c'est une filière qui mériterait d'être valorisée.

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