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Dossier : La nouvelle éco

La nouvelle éco : les pochettes cadeaux Pakadoux pour un Noël solidaire et zéro déchet

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Par , France Bleu Armorique

À Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), une dizaine de couturières de l'établissement et service d’aide par le travail (ESAT) Utopi confectionnent des pochettes en tissu Pakadoux. Créées par Quiterie Polet, elles sont une solution facile et zéro déchet pour emballer ses cadeaux de Noël.

En plus des pochettes de Noël, Quiterie Polet a créé des emballages en tissu pour enfants, à colorier au feutre et lavable ensuite en machine à 30 degrés.
En plus des pochettes de Noël, Quiterie Polet a créé des emballages en tissu pour enfants, à colorier au feutre et lavable ensuite en machine à 30 degrés. © Radio France - Maxime Glorieux

Chaque année, 20 000 tonnes de papiers cadeaux sont consommées en France, soit l'équivalent du poids de deux Tour Eiffel. La créatrice Quiterie Polet a lancé Pakadoux, une solution zéro déchet pour emballer les cadeaux avec trois gammes de pochettes en tissu pour Noël.

Pour l'insertion de personnes handicapées

Pour les confectionner, elle a choisi les couturières de l'ESAT (établissement et service d’aide par le travail) Utopi à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) afin de favoriser l'insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. 

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Parmi la dizaine de couturières, plusieurs générations sont représentées. "La personne qui a presque 60 ans, et donc 30 ans de métier, apprend à toutes les petites jeunes, explique Madeleine Kervennic, monitrice d'atelier. Ce sont vraiment elles, entre elles, qui s'apprennent les choses." Malgré leurs déficiences intellectuelles, les couturières se relaient afin de pouvoir assurer la production des pochettes Pakadoux, mais également de sacs en tissus à partir du contenu de bennes à vêtements. 

Le projet de Quiterie Polet répond aux critères éthiques de l'ESAT selon Madeleine Kervennic : "On essaye de trouver des clients qui ont toujours une optique solidaire, soit zéro déchet, soit écologique.. c'est la nouvelle économie !" Cette collaboration est une formule qui bénéficie aux couturières comme à la créatrice. "J'avais très envie de donner un côté humain à mon projet, pour l'insertion de personnes en situation de handicap. Je suis créatrice donc je travaille toute seule dans mon atelier, là on travaille en équipe." 

Des clients suisses, américains et australiens

Toutes les deux semaines, la fondatrice du projet vient récupérer la production. "S'il y a des choses à changer, avoir le retour des couturières, c'est important !" Avec la certification Oeko-Tex, un label international, Quiterie Polet tient à garantir une sécurité sanitaire pour les couturières. "Elles manipulent les tissus donc c'est important que ce soit sain, qu'il n'y ait pas de produit nocif, de colorant au niveau de la fibre en elle-même."

Plusieurs générations de couturières sont représentées, avec des expériences professionnelles et des compétences variées.
Plusieurs générations de couturières sont représentées, avec des expériences professionnelles et des compétences variées. © Radio France - Maxime Glorieux

Ainsi, après une campagne de financement participatif, le projet Pakadoux a vu le jour en mars, au début du confinement. Depuis début novembre, la vente en ligne est possible sur le site internet. Le travail des couturières s'exporte désormais dans le monde entier : des commandes ont été reçues depuis l'Autriche, la Belgique, la Suisse, les Etats-Unis et même depuis l'Australie. 

Pratique pour ranger ses masques

La créatrice a eu l'idée des pochettes cadeaux réutilisables suite à un anniversaire, lorsque sa poubelle débordait d'emballages papiers. Si les pochettes en tissu à nouer existent déjà, ici, on la ferme avec un simple élastique, très rapidement. Aussi simple que le nom Pakadoux. "Ça vient du mot "pakadur" qui, en breton, veut dire emballage. J'ai voulu mettre un peu de douceur à "pakadur" donc ça s'est transformé en Pakadoux", s'amuse Quiterie Polet. 

Trois coloris réversibles et différents sont proposés pour Noël.
Trois coloris réversibles et différents sont proposés pour Noël. © Radio France - Maxime Glorieux

La plus petite pochette coûte 6 euros, un prix qui peut paraître élevé mais qui s'explique par le choix de matières premières françaises et le travail des couturières de l'Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT). "On a dix occasions au moins de faire des cadeaux pendant l'année donc par rapport au prix d'un rouleau de papier cadeau, c'est vite rentabilisé" 

Avec la crise sanitaire, les pochettes en tissu pourraient même servir à ranger nos masques, avec une pochette pour ceux qui sont propres et l'autre pour les masques sales. La créatrice Quiterie Polet a plus d'un tour dans sa pochette Pakadoux. Elle prévoit notamment des gammes pour la Saint-Valentin et pour la fête des mères. 

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