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La nouvelle éco - Les propriétaires du restaurant "Loulou", à Bordeaux, ont hâte de retrouver leurs clients

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Par , France Bleu Gironde

Alors que les restaurateurs s'attendent à ne pas rouvrir le 20 janvier, les syndicats réclament des aides renforcées et plus de visibilité. L'arrêt complet de l'activité est particulièrement difficile pour certains professionnels. Rencontre avec les propriétaires du restaurant "Loulou", à Bordeaux.

Pauline et Louis ont ouvert leur restaurant "Loulou" en avril 2017.
Pauline et Louis ont ouvert leur restaurant "Loulou" en avril 2017. © Radio France -

Les restaurateurs se résignent à ne pas rouvrir le 20 janvier en raison de la crise sanitaire. C'est ce qu'ont annoncé les syndicats au sortir d'une réunion ce mardi à Bercy. Le Premier ministre Jean Castex doit faire des annonces ce jeudi après un nouveau Conseil de défense sanitaire. 

Pour Pauline et Louis, les jeunes propriétaires du restaurant "Loulou", ouvert en 2017 à Bordeaux, le manque de perspective pèse sur le moral : "Là, on n'en peut plus, on a envie de bosser", avoue Louis. Même si l'idée de rouvrir avec un protocole sanitaire strict ne l'enchante pas vraiment "Evidemment, j'attends avec impatience de rouvrir, même avec le protocole sanitaire. Mais rouvrir dans ces conditions compliquées, ce sera juste un travail mais ce sera pas du plaisir comme ça a pu l'être avant. Ca aussi c'est dur moralement". 

Restaurant à l'arrêt complet

Comme de nombreux restaurants, "Loulou" ne propose pas de repas à emporter. Les propriétaires ont bien tenté l'expérience au début de ce deuxième confinement mais les clients n'étaient pas au rendez-vous. Le restaurant, qui propose une cuisine "bistronomique", avec des "produits frais" et "sans fioriture" n'est pas vraiment adapté pour ce genre de service. 

Début novembre, le frère et la sœur ont donc réfléchi à une manière de se réinventer pour proposer des plats qui leur ressemblent et qui se mangent facilement à la maison. Après plusieurs essais, ils ont opté pour la street food : "On proposait des burgers et des sandwichs de homard à emporter ou en livraison à domicile tous les week-ends". Mais l'opération coûtait plus cher qu'elle ne rapportait : "C'était presque anxiogène. Dans une situation comme celle-ci on ne peut pas se permettre de perdre encore plus d'argent". 

Des prêts à rembourser

Au total, ils ont emprunté près de 400.000 euros pour réaliser leur projet. Ils doivent encore rembourser le prêt mais la banque leur laisse un peu de répit pendant la crise sanitaire. Ils ont également bénéficié d'un prêt garanti par l'Etat pour payer toutes leurs charges : "La structure coûte 10.000 euros par mois. Entre le loyer, les charges, l'électricité, les assurances, les comptables, les locations de matériel...Nous avons emprunté 100.000 euros et nous en avons utilisé une bonne partie." 

Les restaurateurs comptent donc sur les clients pour la réouverture afin de pouvoir pérenniser leur activité : "Si les clients sont au rendez-vous, aussi nombreux qu'avant, on pourra amortir le PGE en cinq ans. Sinon, ça va être chaud", résume Louis. 

Mais au-delà des inquiétudes matérielles, la fermeture du restaurant pèse moralement sur ces deux passionnés : "La solitude elle est terrible parce qu'on est loin du 35 heures par semaine et échanger avec les gens ça fait partie du travail. C'est pour ça qu'on a voulu se lancer dans cette activité-là, pour donner du plaisir", explique Pauline. "C'est ça qu'on aime, discuter de pinard et de nourriture en buvant un coup avec des mecs sympas. Là les 80 heures que tu fais dans la semaine, tu les fais avec plaisir", conclut Louis. 

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