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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : les stations iséroises se préparent à slalomer entre les règles sanitaires cet hiver

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font l'économie dans le département. On se tourne ce vendredi vers les stations de ski iséroises qui préparent leur saison d'hiver sur fond de rebond de l'épidémie de coronavirus. Elles ont élaboré leur propre protocole sanitaire.

La station de ski de l'Alpe d'Huez.
La station de ski de l'Alpe d'Huez. © Radio France - Stéphane Milhomme.

Les stations de ski iséroises réunies sous la marque "Isère Attractivité" veulent parler d'une seule voix dans ce contexte sanitaire compliqué de rebond de l'épidémie de coronavirus. François Djabily, le directeur de l'office du tourisme de l'Alpe d'Huez est l'invité de la "nouvelle éco" ce vendredi sur France Bleu Isère

François Badjily répond aux questions de Véronique Saviuc

Avant de parler de la saison d'hiver, un mot sur cet été : on a dit que le tourisme de montagne avait bien marché cet été, vous l'avez constaté à l'Alpe d'Huez ?

Oui, on a fait un été record, assez extraordinaire,  surtout le mois d'août. Cela a démarré dès le mois de juillet, puis c'est allé crescendo. On a eu un été avec une très très forte fréquentation. Et ce qui nous a encore plus surpris, c'est le niveau de consommation. On savait qu'on aurait une clientèle très franco-française puisque la clientèle étrangère allait manquer et elle est très importante pour la station de l'Alpe d'Huez. Mais là, on a eu une clientèle en grande partie nouvelle, pas habituée à la montagne qui a généré beaucoup de trafic et beaucoup de consommation. 

On en vient à la préparation de la saison d'hiver : les stations iséroises veulent proposer leur propre protocole sanitaire pour freiner la propagation du coronavirus. Qu'est ce qu'on y trouve ?

Effectivement, nous, on est très vigilants sur ce qui se passe en ce moment. Et même si c'est un peu dur pour certains, d'une certaine façon, ça nous arrange que ça se resserre un peu en ce moment. En espérant qu'au moment des vacances de Noël et au début de la saison, ça se passe un peu mieux. Donc, toutes les stations iséroises travaillent ensemble pour avoir une communication commune pour rassurer nos vacanciers.  C'est sûr que, quand on vient à la montagne en hiver, on est plutôt très bien habillés, avec des doudounes,  des combinaisons, des casques, des bonnets et des gants. Le protocole concerne plutôt tout ce qui va être collectif. Les navettes, navettes de transferts entre les gares, les aéroports et les stations, navettes dans la station. Les remontées mécaniques, puisque les remontées mécaniques dépendent de la législation des transports, donc avec le masque obligatoire. 

Et puis une grosse sensibilisation auprès de nos socio-professionnels pour que tous les gestes barrières soit respectés. Des documents peuvent être téléchargés avec des QR code dans toutes les langues puisqu'on a de la clientèle étrangère l'hiver. C'est ça qui nous inquiète d'ailleurs. Parce qu'il y a beaucoup de pays qui déconseillent de venir en France, et des compagnies aériennes qui ne programment pas de vol vers la France. Donc on a l'impression que, comme cet été, on va avoir un public un peu plus franco-français. Ce qui va être compliqué en dehors des vacances scolaires et les weekends. Mais on s'y prépare tous, et on essaie que toute la montagne française parle de la même voix.

Vous avez aussi prévu un dispositif pour ceux qui veulent annuler leur séjour au dernier moment à cause du Covid-19 ?

Oui, on anticipe tous les scénarios. Quelqu'un qui est malade et qui nous annonce avant de venir, on essaie de mettre en place avec l'ensemble des hébergeurs -et ce n'est pas facile parce qu'ils sont tous indépendants- des annulations sans frais, de façon à rassurer les clients dans leurs réservations. Mais on leur explique aussi  que si jamais un établissement devait fermer, sans l'avoir prévu, et c'est le pire scénario, ce serait la même chose. 

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France Bleu est à vos côtés après la crise sanitaire et économique. Chaque jour à 7h15 dans "La nouvelle éco", votre radio s'intéresse à une entreprise ou un secteur d'activité. Comment se porte-il ? Comment se projeter dans l’avenir ?

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