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La Nouvelle Eco - Un éditeur de Haute-Vienne submergé par les manuscrits écrits durant les confinements

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Les confinements n'ont pas seulement redonné l'envie de lire aux français, certains ont aussi pris la plume et quelques-uns tentent de faire publier leur prose. En Haute-Vienne, les éditions Lucien Souny croulent sous les manuscrits depuis le printemps dernier.

Le confinement a donné des envies d'écriture à certains français et en Haute-Vienne, la maison d'édition Lucien Souny croule sous les manuscrits de néo-auteurs qui rêvent d'être publiés.
Le confinement a donné des envies d'écriture à certains français et en Haute-Vienne, la maison d'édition Lucien Souny croule sous les manuscrits de néo-auteurs qui rêvent d'être publiés. © Maxppp - Richard Villalon

C'est un effet inattendu de la crise du coronavirus : depuis le confinement de mars 2020, de nombreux français se sont mis à écrire. Au point de se rêver écrivains pour certains, comme en témoigne l'explosion du nombre de manuscrits envoyés aux éditeurs. Une tendance constaté en Haute-Vienne par la maison d'édition Lucien Souny, basée à la Geneytouse. 

En temps normal, cette petite maison d'édition publie environ 45 livres par an, après une sélection drastique puisqu'elle reçoit habituellement "un manuscrit presque tous les jours" témoigne Véronique Tabuis, la directrice éditoriale. C'est déjà beaucoup, mais les envois ont nettement augmenté à partir du printemps dernier. "A partir du mois de mars on en a reçu vraiment plusieurs par jour. Les gens se sont mis à écrire pendant le confinement, peut-être parce qu'ils y ont peut-être trouvé une bulle d'oxygène."

Des projets de romans souvent liés au confinement

L'écrasante majorité de ces néo-écrivains a brodé des récits autour du confinement, avec des résultats très inégaux précise Véronique Tabuis. Elle souligne que l'écriture est un travail très difficile et de longue haleine. Très exigeant aussi. Dans les manuscrits reçus il y avait "des choses faites trop vite"

La crise sanitaire a aussi pesé sur la tonalité de ces écrits. "Au début c'était un peu léger, un peu drôle, sur le ton de l'humour. Mais ceux que j'ai reçus à l'automne étaient beaucoup moins drôles, c'était souvent un mal-être très fort qui s'exprimait." La directrice éditoriale chez Lucien Souny n'a finalement publié qu'un seul livre sur le confinement. Des chroniques humoristiques écrites par un auteur avec qui elle avait déjà travaillé. Elle n'en sortira pas d'autres car elle préfère se concentrer sur des projets qui changeront les idées des lecteurs.

Beaucoup plus de manuscrits mais moins d'élus

La profusion des manuscrits n'a donc pas fait augmenter le nombre de livres sortis par les éditions Lucien Souny. L'entreprise a même réduit la voilure en 2020 car elle a aussi été frappée de plein fouet par la crise. Il a fallu réduire les dépenses et donc la production. Véronique Tabuis a tout de même découvert de nouveaux auteurs qui seront publiés cette année. Elle précise toutefois que, malgré l'engouement retrouvé des français pour la lecture, il n'y a pas eu de retombées pour les petites maisons d'éditions.

Ce sont les auteurs déjà très connus, "les grosses locomotives" qui ont bénéficié de la hausse des ventes. Quant aux libraires, ils en ont évidemment profité, mais eux aussi emportés dans la tourmente et l'incertitude, ils ont "paré au plus pressé et donc au plus simple" analyse la directrice éditioriale de Lucien Souny. Ils n'ont donc pas eu le temps d'apporter leur soutien aux productions plus intimistes, comme ils le faisaient avant la crise. Quant à l'avenir, il reste sombre pour Véronique Tabuis, qui s'interroge sur la tenue des fêtes du livre et autres séances de dédicaces dans les mois à venir. Seule certitude : "il faut qu'il y ait une reprise, sinon ça va être très compliqué."

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