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La nouvelle éco : une entreprise du Val-d'Oise permet aux hôpitaux de produire de l'oxygène en autonomie

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une entreprise basée à Roissy dans le Val-d'Oise, Novair, permet aux établissements hospitaliers de produire eux-mêmes de l'oxygène par l'intermédiaire de générateurs. Avec la crise sanitaire, elle a été sollicitée par l'Organisation mondiale de la santé, des mairies mais aussi par des hôpitaux.

Une entreprise du Val-d'Oise permet aux établissements hospitaliers de produire eux-mêmes de l'oxygène à travers des générateurs. (photo d'illustration)
Une entreprise du Val-d'Oise permet aux établissements hospitaliers de produire eux-mêmes de l'oxygène à travers des générateurs. (photo d'illustration) © Maxppp - SYLVIE CAMBON

Les besoins en oxygène ont été très importants pendant la crise sanitaire. Ils le sont encore pour anticiper une éventuelle deuxième vague de coronavirus. Basée à Roissy dans le Val-d'Oise, Novair crée des générateurs d'oxygènes. Ils permettent aux établissements hospitaliers, entre autres, d'être auto suffisant en oxygène, d'en produire eux-mêmes. Son fondateur, Bernard Zenou répond aux questions de France Bleu Paris.

France Bleu Paris : Tout d'abord, un générateur d'oxygène, ça ressemble à quoi, ça sert à quoi ?

Bernard Zenou : C'est une machine qui permet, à partir de l'air, de trier les molécules de l'air pour n'en retenir que l'oxygène. Elle peut être directement utilisée sur site, alimenter un hôpital ou un établissement hospitalier dans les mêmes conditions que l'oxygène qui est livré à l'hôpital sous forme de bouteilles ou sous forme de liquide.

Où est-ce que ces générateurs peuvent fonctionner ?

Ils peuvent marcher partout. Nous avons un générateur dans un hôpital à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qui est aujourd’hui complètement autonome en oxygène, ça peut marcher dans tous les autres hôpitaux d'Île-de-France bien entendu mais aussi des hôpitaux qui sont dans des endroits isolés ou éloignés. Le fait de produire l'oxygène sur place supprime les opérations de manutention et de transport donc ça contribue à la réduction des émissions carbone. Mais aujourd'hui, nous considérons qu'en France le générateur d'oxygène n'est pas adopté de façon significative. Sur la France, nous avons une vingtaine d'hôpitaux équipés, pas plus.

Vous avez dû jouer un rôle majeur pendant cette crise du Covid-19 ?

Oui, significatif même parce que les besoins en oxygène sont devenus très importants en volume et en besoin stratégique pour un hôpital qui doit traiter des patients Covid-19, l'oxygène est primordial. Les besoins en oxygène dans tous les hôpitaux sont devenus énormes et ça eu un effet sur notre société puisque notre volume d'activité est devenu très important.

À quel point ?

Nous avons pratiquement augmenté de 50% notre volume entre février et mai de cette année. Nous avons eu une demande très importante de la part d'ONG, de Médecins sans frontières et d'autres établissements qui se sont retrouvés devant des situations critiques en matière d'oxygène donc nous avons dû faire face à cette demande.

Vous avez dû embaucher pour faire face à cette demande ?

Nous avons embauché des opérateurs, des ingénieurs pour pouvoir faire face à la demande. Nous sommes particulièrement fiers d'avoir pu contribuer à la lutte contre le Covid-19 et nous sommes toujours mobilisés. Notre souhait c'est que le générateur d'oxygène devienne un moyen de produire de l'oxygène médical dans les hôpitaux et qu'il soit reconnu à juste valeur.

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