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Limoges : une start-up va lancer le Basset Jones, un robot détecteur de métaux

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Une start-up de Limoges vient de créer le premier robot détecteur de métaux à destination du grand public. La société Basset Jones est basée à Ester Technopole.

Le Basset Jones, petit robot détecteur de métaux créer par deux ingénieurs installés à Limoges
Le Basset Jones, petit robot détecteur de métaux créer par deux ingénieurs installés à Limoges - Basset Jones

Deux ingénieurs sortis de l'ENSIL, l'école d'ingénieurs de Limoges, sont sur le point de lancer le tout premier robot détecteur de métaux à destination du grand public. Son nom, le Basset Jones. Clin d'œil au chien de chasse et au héros de cinéma Indiana Jones. Logique pour un robot destiné aux chercheurs de trésor. Une idée née d'une rencontre à l'été 2019, "en me baladant sur une plage, j'ai vu un promeneur rechercher quelque chose avec un détecteur de métaux. Il recherchait l'alliance d'un de ses copains. En échangeant un petit peu, il m'a dit que ce serait bien d'automatiser tout ça pour rendre la recherche plus efficace", explique le Corrézien Jean-Sébastien Poignet, co-concepteur du Basset Jones avec l'Ardéchois Joris Rochelle.

Un robot à programmer avec son téléphone portable 

Fort de sa formation d'ingénieur, il imagine une association de nouvelles technologies pour exaucer ce vœux, "que ce soient les véhicules autonomes, l'intelligence artificielle ou les réseaux sociaux." Avec à la clé, un petit véhicule tout terrain sur quatre roues capable de franchir des obstacles et surtout de détecter les différents métaux présents dans le sol. Il suffit au préalable, grâce à une application, de définir sur son téléphone la zone à prospecter. La machine donne une estimation de ce qui est enterré. Aux détectoristes d'intervenir ensuite pour creuser. Les détectoristes étant ces passionnés qui utilisent les détecteurs de métaux pour dans l'idéal trouver des objets historiques et / ou de valeur comme dans la série The Detectorists sur Arte.

On ne rompt pas le plaisir de la découverte 

Mais leur grand plaisir est justement de chercher avec leur détecteur au bras. Comment être certain qu'ils seront séduits par un robot qui prospectera à leur place ? "On revendique la disruption. On veut mettre la technologie au service des détectoristes. Pour avoir discuté avec pas mal d'entre eux, la recherche fait partie du plaisir mais trouver, c'est le plaisir multiplié par 10. Non seulement on est plus efficace mais on ne rompt pas le plaisir de la découverte", estime Jean-Sébastien Poignet qui réfléchit aussi à une version pour les professionnels : "Pour la cartographie des réseaux enterrés. On a aussi une application sur les zones post conflit où presque tous les jours, des enfants des femmes et des hommes sont mutilés par des mines antipersonnel. On a à cœur de pouvoir détecter ces mines et mettre ces populations hors de danger".

A écouter, l'intégralité de l'entretien avec Jean-Sébastien Poignet sur le Basset Jones

Ils ont choisi Limoges car il y a tout ce dont ils ont besoin

Mais pourquoi avoir choisi Limoges pour créer leur société et fabriquer le Basset Jones ? Rien à voir avec un choix du cœur explique Jean-Sébastien Poignet : "C'est un choix cartésien. La technologie qu'on embarque se situe à Limoges. La filière mécatronique offre des technologies extrêmement intéressantes et compétitives. Le choix le plus simple pour un start-uper, c'est d'aller sur Sophia Antipolis ou sur Montpellier. On avait des possibilités mais on avait tout à Limoges. C'est là qu'il fallait aller. Nous ne sommes pas originaires de Limoges mais il faut se mettre au plus proche de la technologie et c'était près d'Ester Technopole", argumente l'ingénieur qui, avec son associé, espère contribuer à l'essor du mouvement détectoriste en France avec un robot grand public à moins de 1.000 euros. 

La commercialisation est prévue à partir du mois de juin après plusieurs mois de tests, de mars à mai, par cinq "ambassadeurs" en France.

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