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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : une nouvelle unité de production d'adjuvants de vaccins à Castres

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Par , France Bleu Occitanie

Dans le Tarn, une filiale d'Air Liquide présente depuis des décennies à Castres a investi dans une nouvelle unité de production d'adjuvants, qui sert à la fabrication des vaccins. Seppic espère que ses clients verront leurs vaccins anti-Covid à l'étude bientôt validés.

Le site castrais emploie 360 collaborateurs et embauchera une douzaine de personnes cette année.
Le site castrais emploie 360 collaborateurs et embauchera une douzaine de personnes cette année. - Seppic

L'usine Seppic de Castres est le plus grand des cinq sites du groupe dont le siège se situe en région parisienne, avec 360 collaborateurs dans le Tarn. Il regroupe des ateliers de fabrication, des laboratoires et la recherche et le développement (R&D). Fournisseur historique de Pierre-Fabre par exemple, Seppic produit les ingrédients pour les industries cosmétiques et pharmaceutiques. Cela va des agents émulsifiants qui permettent d'améliorer la consistance des crèmes aux adjuvants pour les vaccins. Jean-Baptiste Dellon, le directeur général de Seppic, répond à nos questions pour la Nouvelle Eco.

Vous produisez des adjuvants* pour vaccins. Faîtes-vous partie de la chaîne de fabrication

On l'espère bientôt. Nous venons de lancer un nouvel adjuvant de vaccin que nous proposons en accès libre à tous les acteurs concernés. Avec cette technologie-là, nous souhaitons contribuer au développement de vaccins innovants et performants, contre la grippe saisonnière ou la grippe pandémique. Et pourquoi pas contre la Covid puisque de nombreux acteurs ont montré de l'intérêt pour notre adjuvant.

Pour l'heure en Europe, deux vaccins ont été validés (Pfizer/BioNtech et Moderna). Vous n'avez pas conclu de marché avec ces laboratoires là ?

Non, nous travaillons avec d'autres acteurs partout dans le monde qui en sont pour l'heure au stade des études cliniques. L'enjeu pour nous, c'est de pouvoir leur fournir de l'adjuvant en volume suffisant pour ces études cliniques. Nous avons à Castres une capacité de production depuis le milieu de l'année dernière . Et puis, le deuxième enjeu, c'est de pouvoir accompagner le déploiement commercial d'un vaccin si cela aboutit. Donc nous avons investi dans des capacités supplémentaires pour produire des volumes à Castres, on va aussi embaucher une douzaine de personnes en 2021. On va passer de quelques centaines de milliers de doses produites par an, à quelques centaines de millions de doses cette année.

Quel bilan commercial tirez-vous de l'année 2020 ? Vous avez visiblement survécu à la crise...

Toute l'activité cosmétique a beaucoup souffert pendant le premier confinement. Heureusement, nous avons pu nous repositionner sur les gels hydroalcooliques puisque nous produisons des épaississants qui donnent la texture à ces gels. Les activités pharmaceutiques de Seppic ont moins souffert car il y a une meilleure résilience du marché. Globalement donc je dirais qu'on s'en sort plutôt bien malgré la baisse de l'activité cosmétique en 2020.

* un adjuvant permet d'améliorer l'efficacité d'un vaccin, il amplifie la réponse immunitaire

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