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Économie – Social

La nouvelle vie des Émaux de Longwy

vendredi 22 juillet 2016 à 21:06 France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

L’été dernier, la manufacture des Émaux de Longwy été placée en redressement judiciaire. Depuis, elle a trouvé un repreneur, et pleins de nouvelles ambitions.

Les Emaux de Longwy, motif originel, présentés dans la boutique
Les Emaux de Longwy, motif originel, présentés dans la boutique © Radio France - Lola Fourmy

Longwy, France

En 1798, l’Empereur Napoléon Premier visitait l’atelier de la manufacture de Longwy et y passait commandes. Plus de deux siècles après, c’est le secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Eckert, et le préfet de la Meurthe-et-Moselle, Philippe Mahé, qui s’émerveillent devant ce savoir-faire ancestral. Car si les années se sont écoulées, les techniques, elles, n’ont pas tellement évolué. Les émaux sont toujours fabriqués à la main par des femmes et des hommes installés rue des Émaux à Longwy. Pourtant, l'entreprise revient de loin. En 2009  elle connait sa première vague de licenciements, en 2014 un plan de sauvetage est lancé, en 2015 elle est placée en redressement judiciaire. Enfin, en décembre 2015 : le tribunal de Briey (Meurthe-et-Moselle) nomme la société Emblem comme repreneur des Émaux de Longwy.

Des emplois préservés et des ambitions internationales

Plus de six mois se sont donc écoulés depuis la reprise, trop tôt pour dresser un réel bilan, mais déjà suffisant pour dire que l’entreprise commence à sortir la tête de l’eau. La proposition de reprise de la société Emblem impliquait le maintien des 40 emplois de l’entreprise, c’est chose faite. Un semestre plus tard, deux personnes ont même été embauchées pour renforcer les effectifs.

" On est fiers de notre combat, on a mis la pression quand il fallait, mais on n’a pas brûlé de palettes, on a eu la population avec nous et ça, ça fait chaud au cœur" Catherine, salariée depuis 30 ans et déléguée CGT

Reportage dans l'atelier de la manufacture avec Lola Fourmy :

Au coeur de l'atelier des Emaux de Longwy

Et même si les effectifs ont fondu en dix ans (passant de 50 employés à la production à 30 en 2015) les Émaux de Longwy restent le premier employeur privé de la ville. Les repreneurs et les élus locaux croient donc en l’avenir de l’entreprise. Etienne Valat, le PDG des Émaux de Longwy depuis décembre, mise désormais sur l’expansion à l’international. Le marché du luxe pourrait permettre à l’entreprise de revenir de la situation difficile dans laquelle elle a été récupérée. Le marketing et le design des produits sont donc revus et modernisés pour plaire aux nouvelles cibles. La prochaine échéance, c’est l’automne avec les différents salons où les Emaux de Longwy vont devoir séduire, en octobre ils seront notamment présents au Bahreïn, pour les mariages des princesses.

« Il faut trouver une clientèle capable de payer la valeur de notre travail. » Etienne Valat, le PDG des Emaux de Longwy

Etienne Valat, le PDG des Emaux de Longwy explique les nouvelles ambitions :

Etienne Valat pour France Bleu Lorraine

Un produit de luxe 

Le marché du luxe est une voie idéale, qui ne connait pas la crise selon Christian Eckert. Le secrétaire d’Etat en charge du budget et ex-député de Meurthe-et-Moselle est venu rendre visite aux salariés des Émaux ce vendredi. Une manière de soutenir le « fabriqué français » et de « suivre une affaire qui intéresse dans la région ».

Et pour cause, l’industrie des Émaux de Longwy fait vivre des dizaines de familles en Meurthe-et-Moselle, elle est aussi le garant d’un savoir-faire rare et d’un patrimoine français. Il faut parfois jusqu’à deux mois pour réaliser les dessins figurants sur les poteries émaillées. Et si les plus petites pièces coûtent une centaine d’euros, les plus grosses, telles que la boule coloniale, peuvent atteindre des sommes impressionnantes : 17.000 euros ! C’est le prix que viendrait de mettre le célèbre chef Joël Robuchon pour acquérir une boule coloniale en Émaux de Longwy.

Catherine, salariée aux Emaux de Longwy depuis 30 ans - Radio France
Catherine, salariée aux Emaux de Longwy depuis 30 ans © Radio France - Lola Fourmy