Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

La papeterie Chapelle Darblay à Grand Couronne, près de Rouen, est à vendre

La papeterie Chapelle Darblay, à Grand Couronne, près de Rouen est mise en vente par son propriétaire, UPM. Le géant finlandais du papier l'a annoncé ce mardi 10 septembre. Faute de repreneur d'ici mi-janvier, il pourrait fermer cette usine vieille de plus de 90 ans.

Les représentants du personnel de Chapelle Darblay ont pris la parole devant une centaine de salariés.
Les représentants du personnel de Chapelle Darblay ont pris la parole devant une centaine de salariés. © Radio France - Anne Bertrand

Grand-Couronne, France

Chapelle Darblay, à Grand Couronne, est à vendre.  L'usine, qui a fêté l'an dernier ses 90 ans, produit chaque année 240.000 tonnes de papier journal et emploie 236 personnes. 

Son propriétaire, le géant finlandais UPM, l'a annoncé ce mardi matin, prenant les salariés de court. Et s'il ne trouve pas de repreneur d'ici mi janvier, il engagera la fermeture du site. Raison invoquée: le déclin structurel et continu du papier depuis plus de dix ans.

Un plan social, en 2015, a déjà entraîné le licenciement de plus de 170 salariés. C'est donc un nouveau coup dur pour cette entreprise emblématique de Grand Couronne. La CGT, syndicat majoritaire à Chapelle Darblay, a été informée de la nouvelle dans la matinée, au moment où UPM publiait son communiqué. Elle a réuni à la mi journée une centaine de salariés devant le local syndical. 

"On s'y attendait mais pas si tôt que ça", explique Sébastien, 23 ans de maison. Il résume bien le sentiment général chez les salariés de Chapelle Darblay. La conjoncture n'est pas bonne. Frédéric explique: "On est arrêté presque tout le temps. Au mois d'octobre, on a encore un arrêt de cinq jours". Et de pointer Internet, comme responsable de ce déclin. "Même moi, je regarde tous les résultats sportifs sur Internet!"

On est les seuls à savoir faire le papier journal en 100% recyclé!     Cyril Briffault, délégué CGT à l'usine Chapelle Darblay de Grand Couronne

Sébastien trouve le délai trop court pour trouver un repreneur (mi janvier 2020) mais Cyril Briffault, délégué CGT, veut rester confiant. Il met en avant une usine à papier qui a "20 ans d'avance sur son temps": un papier 100% recyclé, une chaudière biomasse ou encore un transport par barges fluviales sur la Seine. Pour lui une fermeture "irait à l'envers de tout ce qui se passe en ce moment sur l'écologie." 

Julien Sénécal, secrétaire du CSE, demande de son côté aux collègues - "malgré le coup de massue" - d'éviter "la casse" pour ne pas faire peur à un éventuel repreneur."Chapelle Darblay, c'est nous! Chapelle Darblay, c'est à nous! On va leur montrer qu'on sait faire", concluent les délégués syndicaux sous les applaudissements de leurs collègues.

Contactée, la direction de l'usine Chapelle Darblay à Grand Couronne n'a pas souhaité s'exprimer pour le moment.

Reportage à l'usine Chapelle Darblay avec les salariés réunis à l'appel de la CGT

Choix de la station

France Bleu