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Économie - Social

La papeterie UPM de Grand-Couronne bloquée par les salariés

Les salariés de l'usine de papier recyclé de Grand-Couronne ont décidé de bloquer le site depuis ce lundi matin. Fermeture ou reprise, ils attendent une décision du groupe finlandais UPM quant à leur avenir. Ils espèrent surtout un délai de deux mois pour tenter de sauver leur entreprise.

La papeterie UPM de Grand-Couronne est à l'arrêt depuis ce lundi matin
La papeterie UPM de Grand-Couronne est à l'arrêt depuis ce lundi matin - Julien Dufour

En septembre dernier, le groupe finlandais UPM annonçait la mise en vente de l'usine de fabrication de papier recyclé de Grand-Couronne, l'ex-Chapelle Darblay près de Rouen. Ce lundi matin, 13 janvier, devait marquer la date limite de dépôt des dossiers de reprise. Les 236 salariés de l'usine espéraient donc en savoir plus sur le sort qui leur serait réservé : une fermeture et le déclenchement d'un plan de sauvegarde de l'emploi, ou une reprise du site. Ils espéraient surtout obtenir un sursis pour tenter de sauver leur usine. 

Ce délai, les représentants du personnel l'ont réclamé la semaine dernière, à l'occasion de la première réunion de la commission industrielle organisée autour du préfet, avec les élus, les services de l’État, les syndicats, les organisations professionnelles. La direction n'a toujours pas répondu, alors les syndicats ont appelé à bloquer l'usine jusqu'à nouvel ordre.

On ne sait pas ce qu'on va devenir. - Julien Sénécal, secrétaire du CSE.

Depuis quatre heures et demi ce lundi matin, une poignée de salariés et un feu de palettes barrent l'entrée de l'usine, et une dizaine de camions de livraison attendent à l'extérieur en file indienne. Les ateliers sont à l'arrêt.

Les salariés exigent une réponse de leur direction, explique Julien Sénécal, le secrétaire du CSE chez UPM : "On n'a aucune communication de leur part, je pense que c'est un manque de respect envers les salariés. On ne sait pas ce qu'on va devenir"

Sept visites mais aucune offre de reprise pour l'instant

Le site a reçu la visite de sept repreneurs potentiels, dont deux ont été écartés, mais les autres n'ont fait aucune offre engageante pour l'instant, selon la CGT. Les syndicats réclament un délai pour tenter de trouver une solution et sauver les emplois, dans le cadre de la commission industrielle mise en place par le préfet le 7 janvier dernier. 

Selon Cyril Briffault, le secrétaire CGT chez UPM,  la fermeture du site est inacceptable à l'heure où l'on parle tant d'écologie et d'économie circulaire : "Avoir en France la seule usine 100% recyclée qui fabrique du papier et la mettre à mort pour des raisons économiques parce qu'on veut accompagner le déclin du papier journal, c'est une catastrophe"

D'après les syndicats, les conséquences seraient désastreuses non seulement pour l'emploi (236 emplois supprimés et des licenciements possibles dans les centres de tri) mais aussi pour l'environnement car l'usine recycle 400 000 tonnes de vieux papiers qui seraient incinérés si elle devait fermer. 

Les syndicats ont lancé un appel à la poursuite du blocage pour les prochains jours.

Le reportage de Christine Wurtz

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