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La pâtisserie Antoine ferme à Bordeaux : "Je vais emmener le bateau au fond de l'eau comme un capitaine"

Par Xavier Ridon, France Bleu Gironde jeudi 20 mars 2014 à 20:26

Placée en liquidation judiciaire cette semaine, la pâtisserie Antoine existait depuis 1978
Placée en liquidation judiciaire cette semaine, la pâtisserie Antoine existait depuis 1978 © Radio France - Xavier Ridon

Placée en liquidation en début de semaine, la pâtisserie Antoine - qui existe à Bordeaux depuis 1978 - a baissé définitivement son rideau. Ré-ouverte depuis 2012, Sébastien Antoine avait remis sur pied l'entreprise familiale après un important incendie en 2009. Les commerces voisins se disent en deuil.

La célèbre enseigne installée aux Chartrons, cours Portal, à Bordeaux, avait été victime d'un incendie en 2009. Un incendie dont l'entreprise familiale ne se remettra finalement pas, malgré une ré-ouverture en 2012 avec un concept que Sébastien Antoine voulait innovant. Depuis la mise en liquidation judiciaire par la cour d'appel de Bordeaux, la boutique cours Portal est désespérement vide et dans le laboratoire de la patisserie située à Bruges, on fait les derniers cartons. Avec cette liquidation judiciaire de la pâtisserie Antoine, ce sont douze salariés qui sont sur le carreau. Le directeur de la pâtisserie est amer et en veut surtout aux banques et aux assurances.

"C'est difficile ! C'est une deuxième catastrophe ! Les grands fautifs, ce sont les gens qui doivent vous aider, à savoir les compagnies d'assurances et les banques qui ont tiré le frein à main dans une période où on avait besoin d'une aide poussée pour pouvoir passer un cap." — Sébastien Antoine, directeur de la pâtisserie familiale

Sébastien Antoine, directeur de la Pâtisserie Antoine à Bordeaux - Radio France
Sébastien Antoine, directeur de la Pâtisserie Antoine à Bordeaux © Radio France - Xavier Ridon

"Le quartier est en deuil. C'était une très grosse locomotive. On perd en prestige."  — Sylvie Lancel, pharmacienne cours Portal à Bordeaux

"Le quartier est en deuil. C'était une très grosse locomotive. On perd en prestige."

Sébastien Antoine, directeur de la Pâtisserie familiale : "C'est difficile ! C'est une deuxième catastrophe !"

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