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Dossier : Coronavirus Covid-19

"La pâtisserie, c'est le doudou alimentaire" : les cuisiniers amateurs relancent le fabricant vosgien De Buyer

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Conséquence des fermetures de restaurants : l'activité des fabricants d'ustensiles de cuisine est en chute libre. L'entreprise De Buyer, reconnue pour ses produits de haute qualité, n'y a pas échappé. Pour compenser les pertes, elle peut compter sur les amateurs qui se remettent aux fourneaux.

Près de 60% du chiffre d'affaires du fabricant vosgien De Buyer est réalisé grâce aux magasins et restaurants : à leur fermeture, "on s'est pris un mur" déclare son PDG Guilhem Pinault
Près de 60% du chiffre d'affaires du fabricant vosgien De Buyer est réalisé grâce aux magasins et restaurants : à leur fermeture, "on s'est pris un mur" déclare son PDG Guilhem Pinault © Maxppp - Alexandre Marchi

Pour la société De Buyer, installée depuis 1830 au Val d'Ajol, les premières semaines de l'épidémie ont été très difficiles. Il faut savoir que 60% de son chiffre d'affaires est réalisé grâce aux magasins et aux restaurateurs. Quand ces derniers ont été contraints de fermer à la mi-mars, le coup d'arrêt a été brutal. 

"On s'est pris un mur"

"Notre activité s'est éteinte du jour au lendemain, explique Guilhem Pinault, le PDG. On s'est retrouvé à 10% de ce qu'on avait l'habitude de faire. On a pris un mur et l'inquiétude était forte"

"On s'est dit que la cuisine allait forcément être une activité intéressante pour les confinés, poursuit-il. Mais là où on a été inquiets, c'est que cela a mis du temps à démarrer. On s'est retrouvé face à un effet de sidération. Pendant 15 jours, on n'a eu que des annulations."

On a arrêté toute la production, on n'avait plus du tout de commande, tout le monde est rentré chez soi : chômage partiel.

Les commandes en pâtisserie explosent

Finalement, les commandes reprennent à la fin du mois de mars. Là, ce sont les amateurs qui prennent le relais des professionnels. La cuisine devient l'une des activités les plus appréciées du confinement. Cerise sur le gâteau : les ventes d'ustensiles de pâtisseries explosent.

"On vend 40% de fouets en plus par rapport à d'habitude, détaille Guilhem Pinault. Environ 80% de tamis et de chinois supplémentaires. Les poêles à blinis, c'est fois trois !"

Fin mars, la direction décide de relancer la production pour honorer les commandes. Désormais, sur les 120 salariés des ateliers vosgiens, près de la moitié sont de retour au travail.

La pâtisserie, c'est le doudou alimentaire. Quand on a des périodes d'inquiétudes et des besoins de réconfort, on se fait un petit dessert, un petit gâteau.

De nouvelles vocations ?

"Est-ce que cela va perdurer ? En tout état de cause, les restaurants ne sont pas prêts de rouvrir, on va pouvoir continuer à cuisiner à la maison, répond le patron vosgien. Est-ce que cela va révéler des vocations ? Probablement. Il y a tellement de gens qui se sont mis à cuisiner en se disant que, finalement, ce n'était pas si compliqué que ça."

Désormais, les demandes de recettes grimpent en flèche. Sur les réseaux sociaux, l'engouement est confirmé. La page Facebook et le compte Instagram du groupe De Buyer ont doublé leurs statistiques.

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